Trois ans après la sortie très remarquée du livre et du documentaire Le monde selon Monsanto, la journaliste Marie-Monique Robin récidive avec une autre enquête-choc Notre poison quotidien, elle aussi présentée sous forme de livre et de film documentaire.

Entrevue vidéo avec Marie-Monique Robin

Suite logique à sa première enquête sur la multinationale Monsanto, Notre poison quotidien fait intrusion dans le monde de l’industrie chimique. L’auteure fait le lien dans son ouvrage entre l’épidémie de «maladies évitables» — telles les cancers, les troubles de la reproduction, l’obésité, le diabète, l’Alzheimer, le Parkinson, etc. — et l’utilisation depuis plus de 50 ans d’une multitude de produits chimiques — pesticides et autres molécules chimiques utilisées à toutes les sauces.

La journaliste s’est intéressée plus précisément aux produits chimiques présents dans notre chaîne alimentaire, soit les pesticides, les additifs alimentaires et les plastiques alimentaires (plats «Tupperware» et autres instruments qui entrent en contact avec nos aliments).

Elle dresse un portrait d’un modèle agricole, issu de la Révolution verte des années 1950, qui rend les agriculteurs et les consommateurs malades. Donc qui empoisonne tout le monde, sans compter les dégâts qu’il fait à l’environnement et aux autres espèces vivantes.

Les chiffres sont effarants et les faits, effrayants. L’inaction, elle, est inacceptable. C’est après avoir lu et analysé des centaines d’études et discuté avec plusieurs dizaines d’intervenants qu’elle a pu conclure qu’il y a bel et bien un lien entre toutes ces maladies et les produits chimiques avec lesquels nous sommes en contact tous les jours, notre poison quotidien.

Après la lecture de soixante pages, j’étais complètement découragée et enragée. Pourtant, Marie-Monique Robin, qui a passé plus de deux ans et demi à travailler sur son livre/film, a toujours espoir que les choses peuvent changer. Voilà pourquoi elle continue à travailler en ce sens, à dénoncer, à fouiller. Mais attention, il y a urgence d’agir, avertit-elle.

En attendant que les gouvernements agissent et que l’industrie «s’assagissent», on peut, individuellement, améliorer notre sort. Comment? En mangeant bio, en évitant le plus possible les additifs alimentaires et produits chimiques présents dans nos aliments, en utilisant des cosmétiques bio et en évitant les plastiques alimentaires (faire chauffer son lunch dans un plat Tupperware)… Selon Mme Robin, et je ne peux qu’être en accord avec elle, il n’est pas possible de faire de la nourriture saine avec du poison. C’est logique, mais pourtant la très grande majorité de nos aliments sont produits avec ses substances toxiques.

Maintenant que cette enquête est terminée, son travail ne l’est pas pour autant. Elle prépare présentement sa troisième grosse enquête «Comment nourrir le monde?». Sa question de base: peut-on nourrir toute la population du monde sans utiliser de pesticides? Elle croit que oui et tentera de le démontrer.

Elle invite d’ailleurs les internautes à l’appuyer dans sa démarche en achetant en prévente, via le site web de sa toute nouvelle maison de production, le DVD de son prochain film. Encourager Marie-Monique Robin, c’est encourager un monde meilleur. Parce qu’en dénonçant toutes ces infamies, elle contribue à sensibiliser la population. Son travail est essentiel!

Pour ma part, je réitère mon invitation à aller voir l’entrevue vidéo que j’ai réalisé avec la journaliste d’investigation. C’est hautement informatif!

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Notre poison quotidien: La responsabilité de l’industrie chimique dans l’épidémie des maladies chroniques
Éditions Stanké

Le documentaire du même titre sera quant à lui présenté en primeur à Télé-Québec le 5 juin à 21h. En attendant, voici un petit aperçu…

VIDÉO: ICI

Sources:

-RDI

http://www.journalmetro.com/blogue/post/871952

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