Cliquez sur une ville pour connaître la radiation. – DR.
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Quels taux de relevés radioactifs dans votre ville? Où se trouve le nuage ? Un nouveau point sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima en France.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon et le passage du nuage radioactif sur la France, l’IRSN, l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a décidé de jouer la transparence. Il vient ainsi de mettre à la disposition du public une carte des relevés radioactifs de notre pays. On peut découvrir, en cliquant sur plus de 100 villes, quels sont les niveaux actuels de radiation liés au nuage toxique.
Les relevés à Paris, Dreux, Valenciennes, Lyon, Marseille…

Le site diffuse ainsi quasiment en temps réel, avec mise à jour toutes les quatre heures, les mesures de rayonnement gamma dans l’air ambiant, transmises par les sondes du réseau Téléray. Les taux de radiation relevés en France sont calculés en nanosieverts/heure. 100 nanosieverts/h correspondent à 0,0001 millisiervert/h. Par comparaison, il faut savoir que le taux de radioactivité calculé au dessus de la centrale de Fukushima le 30 mars était de 1500 millisieverts/h.

À Paris, le taux relevé le 31 mars dans la matinée est de 71 nanosieverts/heure. Ce taux est de 90 à Valenciennes, 100 à Beauvais, 80 à Dreux, 70 à Rouen, 80 à Rennes, 90 à Angers, 80 à Poitiers, 70 à La Rochelle, 50 à Bordeaux, 150 au Puy-de-Dôme, 160 à Roanne, 80 à Montpellier, 60 à Marseille, 100 à Tricastin, 90 à Cadarache, 80 à Briançon, 80 à Lyon, 100 à Chalon-sur-Saône, 100 à Vesoul, 90 à Sarreguemines, 80 à Fessenheim, 50 à Nogent-sur-Seine.
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La plupart de ces taux se situent dans la norme commune, ou légèrement au delà de la moyenne des mesures relevées pendant l’année 2010, affirme encore l’ISRM. Chacun peut également consulter l’historique des mesures des dix derniers jours en consultant le site Criter – Crise au Japon.
Des traces d’iode 131 à Orsay et au Vésinet

L’hebdomadaire Le Point reste prudent sur les dangers éventuels du nuage de Fukushima: «Cela n’est toutefois pas suffisant en soi pour conclure à l’absence de risque sanitaire, juge la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Une surveillance plus fine de l’air, nécessitant des analyses de prélèvements en laboratoire réalisés en quelques jours, atteste de la présence du nuage au-dessus de l’Hexagone». Une critique à laquelle l’IRSN répond par avance en présentant ce texte au dessus de sa carte de la radioactivité: «Le site s’enrichira dans les jours qui viennent d’autres mesures, écrit l’institut, comme celles effectuées sur les filtres aérosols ou les eaux de pluie. En effet, ces autres mesures sont effectuées en laboratoire à la suite de prélèvements individuels et ne peuvent donc être obtenues qu’en différé de quelques jours».

Ainsi, des traces d’iode 131, un radioélément pouvant provoquer des cancers de la thyroïde, «ont été détectées sous forme de particules sur des prélèvements réalisés entre le 26 et 27 mars à Orsay et au Vésinet, en région parisienne», précise encore Le Point. «Leurs valeurs sont inférieures au millibecquerel par mètre cube, (de l’ordre de 0,10 à 0,23 mBq/m3). Mais ces données doivent être complétées par des analyses permettant de détecter la présence d’iode radioactif sous une autre forme (gaz) grâce à des cartouches de piégeage à charbon actif».

Selon Le Parisien du 28 mars, «de nouveaux relevés ont confirmé la présence en France du panache radioactif émis par la centrale de Fukushima à des niveaux restant sans danger pour la santé et l’environnement, a indiqué dimanche (27 mars) l’IRSN. Des traces d’iode 131 ont été mesurées sur des prélèvements de particules atmosphériques réalisés entre le 24 et le 25 mars par la station de l’IRSN installée à Cherbourg-Octeville (Manche) et entre le 25 et le 26 mars par la station installée à Orsay (Essonne)».
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Pas de danger pour l’instant pour la santé et l’environnement

En France, il existe 8 stations capables de faire des observations fines de la radioactivité parmi lesquelles Orsay, Le Vésinet, Cherbourg, Angers, Fessenheim, Cadarache. «Mises en œuvre sur seulement huit stations en France, confirme Le Point, ces analyses devraient vraisemblablement faire augmenter la contamination détectée. Au final, l’iode 131 pourrait être quatre fois supérieur aux valeurs déjà observées, estime l’IRSN. La Criirad évoque, quant à elle, un coefficient multiplicateur de 3 à 14, sur la base de résultats obtenus aux Etats-Unis». On pourrait ainsi trouver des mesures de l’ordre de 1 à 4 ou 5 becquerel/m2.

Par comparaison, les relevés d’iode 131 au Japon sont de 23.000 becquerel/m2 et ils atteignaient 400.000 à 18.500.000 Bq/m2 lors de la catastrophe de Tchernobyl, note le site développementdurable.com qui précise: «un becquerel correspond à une désintégration radioactive par seconde, l’activité des radionucléides peut être rapportée à une surface – Bq/m2, à une masse – Bq/g, ou à un volume – Bq/m3 ou Bq/l».

Pas de quoi s’alarmer pour l’instant car la Criirad n’hésite pas à parler de «quantités négligeables pour la santé» et l’environnement. Son président, Roland Desbordes reste cependant prudent: «Nous ne sommes que dans les premières semaines de contamination. Or les particules stagnent actuellement sur l’Europe et le nuage de Fukushima n’est pas fini».

La commission indépendante n’écarte pas tout à fait la possibilité, dans les prochains jours, d’un «accroissement assez fort» des taux de radiation si les conditions météorologiques sont toujours à la pluie: et d’avancer le chiffre de «plusieurs centaines de becquerels par mètre carré en 15 jours» possibles. Pour autant, dans un tel cas de figure, la consommation des aliments (les légumes comme les épinards ou les salades, l’eau, le lait) ne présenterait toujours aucun danger pour la santé.
Le nuage stagne sur l’Europe et la France

Le nuage de Fukushima se déplace au-dessus de la planète, même s’il semble stagner en ce moment sur l’Europe. L’Asie et les Etats-Unis ont été atteints d’abord où des taux très faibles de radioactivité ont été relevés dès le 18 mars. Puis, «la Chine, la Corée du Sud et les Philippines ont détecté à leur tour des substances radioactives. Les autorités des trois pays assurent que ces quantités sont infimes et ne présentent pas de danger», précise le site développementdurable.com. Ensuite, le nuage est arrivé au dessus de l’Europe du Nord où des traces d’iode 131 ont été relevées «en Suède, à une concentration inférieure à 0,30 mBq/m3, ainsi qu’en Finlande (moins de 1 mBq/m3), en Allemagne (0,33 mBq/m3) et aux Pays-Bas (0,17 mBq/m3) entre le 22 et le 23 mars». «Le nuage radioactif de Fukushima a bien touché la France mercredi 23 et jeudi 24 mars dernier», écrit le site evous.fr., comme le montrent les traces de radioactivité relevées. Très infime, elles ne nécessitent en aucune façon l’ingestion de pastilles d’iode.

Pour suivre en direct l’évolution des particules en suspension dans l’air, l’IRSN a mis en place sur son site un outil de simulation vidéo qui montre le déplacement du nuage radioactif en temps réel, grâce aux données de Météo France. Cependant, il faut s’armer de patience en raison de l’affluence des visites. Même difficultés pour consulter le site Criter – Crise au Japon.

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ici:Déplacement du nuage de Fukushima

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