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La situation est en train de dégénérer ce mercredi à Athènes et notamment sur la place Syntagma, en face du parlement grec. D’après Marianna, qui était sur place, les manifestants lancent des pierres et «tout ce qu’ils peuvent» sur les policiers qui répliquent avec du gaz lacrymogène. «C’est la guerre!», a-t-elle lancé à 20Minutes, après s’être écartée des lieux pour respirer. Les troubles sont venus d’abord des anarchistes, rejoints par le reste des manifestants. «Même moi je jette des pierres pour la première fois de ma vie, les gens ont tellement la haine», s’exclame la professeure de philosophie. D’après elle, les policiers encerclent la place sans confrontation directe en raison du nombre trop important d’émeutiers. Ces derniers pourraient être encore plus nombreux ce mercredi soir, un appel au rassemblement étant prévu pour 19h heure locale (18h heure française). Pour Marianna, la situation est «encore plus grave qu’il y a deux semaines» où une manifestation avait également tourné à l’émeute, provoquant des dizaines de blessés.
Pillars of fire: A fire during a 48-hour general strike, the first in the modern history of Greece, in AthensDebt-ridden: Riot police run from the flames after protesters through petrol bombs near the Syntagma Square
15h37: «On va arriver au même point dans deux ou trois mois»
Pour Lefteris Savvidis, journaliste à Athènes, le vote du plan d’austérité «ne change rien», «les gens sont dégoûtés». «On va arriver au même point dans deux ou trois mois, en se disant: « putain, on n’a pas d’argent »», déplore-t-il auprès de 20Minutes. «Je ne sais pas comment les manifestants vont réagir, mais je pense que les émeutes vont se poursuivre si aucune élection anticipée n’est annoncée», ajoute Lefteris Savvidis qui souhaiterait «que le gouvernement chute». Selon lui, des élections apporteraient un «climat différent» et sans doute une coalition au pouvoir, ce qui «n’est pas la tradition en Grèce», mais permettrait un meilleur consensus.

16h12: De 500 à 1.000 personnes impliquées dans les violences
Les affrontements durent depuis des heures, rapporte le correspondant de la BBC évoquant de 500 à 1.000 personnes impliquées dans les violences. Le reste de la ville est calme «mais il y a une colère sourde qui se répand, les gens sont furieux de la situation».

16h46: Nouveaux affrontements après le vote, 34 hospitalisations
Des groupes de jeunes et les forces anti-émeutes se sont affrontés juste après l’adoption par le parlement du nouveau plan d’austérité, sur la place centrale d’Athènes noyée sous les gaz lacrymogènes,selon les télévisions grecques.
En milieu d’après-midi, ces affrontements avaient provoqué l’hospitalisation de 34 personnes, dont 19 policiers, tandis que la police a procédé à trois arrestations, selon la police et les services d’urgences.Un hôtel de luxe de la place centrale a également été évacué «à titre préventif».

Pour suivre en direct la situation: ICI

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Via Noxmail.us

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