Quand on s’intéresse à l’histoire de la seconde guerre mondiale, on ne peut pas faire l »impasse sur les fortunes qui se sont créées, les accointances troubles qui ont réunies certains grands de ce monde, honorés et flattés aujourd’hui, à des individus plus que contestables, l’histoire de Louis Renault en est un exemple, et il n’est pas le seul. Plus proche de nous avec l’actualité princière, dont les médias nous ont abreuvés pendant des heures. Voici une histoire méconnue de beaucoup, celle des Grimaldi. C’est Gilles Devers, avocat de profession, qui nous la raconte.

Qu’ils s’appellent Charlène et Albert, ou Gertrude et Alphonse, s’ils s’aiment, qu’ils se marient, et qu’ils soient heureux. Mais que les merdias nous en fassent des tonnes, et que les images envahissent les écrans, c’est tout simplement insupportable. Je précise : pour ceux qui ont un cerveau viable dans le crâne, et ne relèvent pas du droit vétérinaire. Par rapport à Monaco, Ubu était un amateur.

La principauté de Monaco…

Quelle blague,… mais quelle blague puante.

Depuis 1419, Monaco était une grosse ferme, dont le fermier s’appelait Grimaldi. En 1939, Monaco était au RMI. Miracle : en 1945, la ferme était opulente. Un mystère ? Non, les nazis avaient fait un gros bisou sur la bouche du sbire Grimaldi de l’époque, et cette principauté de mes deux vit encore des dividendes.

Comme tous les dictateurs, les nazis étaient des voleurs : l’idéologie pour donner une dimension à l’appât du gain. Je n’ai jamais vu un dictateur pauvre : ils ne savent rien faire, alors ils volent les biens des autres.

Le prince pourade du moment a craint que Mussolini le croque, et il a fait des mamours au traitre Pétain, embauchant son aide de camp, et appliquant le droit pétainiste, dont le statut des juifs. A partir de 1942, les Allemands sont là-bas chez eux. L’argent afflue avec l’installation du siège des sociétés nazies, et la Grimaldi connexion crée Radio-Monte-Carlo pour vanter les mérites du nazisme européen, avec comme vedette Maurice Chevalier, cet enfoiré mondain.

Les nazis volaient tout ce qu’ils pouvaient. Pour la France, par exemple, c’était un racket, légitimé par Pétain : entretien de l’armée d’occupation à prix d’or, contrôle des secteurs vitaux de l’économie, détournement de tout ce qui arrangerait les nazis. Le fric affluait. Plein de fric, mais comment le recycler alors que les banques avaient conservé leur personnel, qui savait toujours établir une comptabilité en deux colonnes.

La première machine à laver l’argent a été la Suisse, c’est  bien connu, et la seconde a été la Principauté de mes deux, c’est moins connu.

Le 5 mai 1944, quand le nazisme reculait devant les glorieuses armées soviétiques, Monaco est devenu un ami de Berlin : rayé de la liste des ennemis du Reich.

Le 21 juillet 1944, soit plus d’un mois après le débarquement du 6 juin en Normandie, le « prince » Grimaldi régnant, Louis II, a autorisé le banquier nazi Karl-Anton Schaeffer à créer la banque Charles, du nom de Johannes Charles, un financier suisse mandaté par le Reich. C’était la panique, car il fallait récupérer tout les avoirs nazis possibles, planquer ce qui pouvait l’être via l’immobilier et les casinos, et en évacuer une part vers la bienveillante Espagne de Franco.

Personne n’a autant profité des crimes nazis que Monaco. Lors de la Libération, on a séquestré sur Monaco autant d’argent nazi que sur l’ensemble du territoire français. Trafics d’armes, marché noir, spoliation des juifs, pillage des entreprises : les banques de Monaco étaient un nirvana criminel. Une course, pour récupérer l’argent et le filer chez Franco.

Et malgré tous les efforts des traites pro-nazis de Monaco pour vider les comptes des derniers jours, il restait dans les banques de Monaco autant d’argent volé que pour toute la France. Surtout, le fermier Grimaldi avait pris sa part. Aujourd’hui, il en vit encore des dividendes de l’argent nazi. Répugnant.

Depuis, c’est l’émerveillement devant course des abrutis – le grand prix auto – les soirées de charité et la chronique de la famille du fermier.

Pour la nationalité, Monaco pratique le droit du sang, matinée de la culture de l’apartheid : le Prince de mes deux, par décision souveraine – merci de ne pas rire – peut vous accorder la naturalisation, si vous êtes assez riche. Avec à la clé un joli régime en noir et blanc : la principauté pourade compte environ 32 000  habitants, mais les citoyens Monégasques ne sont qu’environ 7 000. Ils sont les seuls à disposer du droit de vote et sont dispensés d’impôts directs.

Il y a longtemps que cette farce grotesque aurait du prendre fin.

Petit plus avec les commentaires
ajoutons qu’en vertu d’une convention fiscale de 1963 la France a versé des centaines de millions d’euros à ce petit territoire de deux kilomètres carrés. par David
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Histoire vraie. En revanche, vous faîtes plusieurs erreurs, car « Monaco est gouverné par la dynastie des Grimaldi depuis le 8 janvier 1297, date à laquelle François Grimaldi dit Malizia (François la Malice) s’empara de la forteresse sous un déguisement de moine franciscain. »
et non depuis 1419.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monaco

En outre, Monaco a dépassé pendant un temps les 2.5kms², mais elle était devenue tellement pauvre qu’elle a dû se débarrasser de Menton et Roquebrune. C’était bien sûr bien avant la seconde guerre.

Vous ne racontez pas l’essentiel, ce serait bien de creuser davantage et de raconter comment Rainier III a pu virer son prédécesseur et ravaler la figure de sa principauté suite à tout ce scandale.

Pour info, une part de la TVA Française que vous payez va à Monaco…
D’ailleurs, je me demande si ce n’était pas des Gendarmes Français qui accompagnait la voiture du Prince…

Pour la petite histoire, De Gaulle a bien essayé d’y mettre fin, mais un de ses Ministres était cul et chemise avec l’evêque de la Principauté, si bien qu’il a été conseillé de ne rien en faire… par ABS

Il y a bien eu une crise entre Charlene et le prince Albert II

Via les moutons enragés

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