Et le voyage dans le temps devient possible…

Des physiciens du CNRS ont fait une découverte inattendue et totalement révolutionnaire. Ils affirment avoir mesuré des particules à une vitesse dépassant celle de la lumière, normalement considérée comme une limite infranchissable dans la théorie d’Einstein.

« Totalement inattendu », « étonnant » : si la découverte se confirme, elle pourrait complètement révolutionner le monde de la physique. Hier, une équipe internationale de chercheurs a annoncé avoir mesuré des particules élémentaires de matière à une vitesse légèrement supérieure à celle de la lumière. Une capacité qui défie totalement la théorie de la relativité d’Einstein qui place la vitesse de la lumière d’environ 300 millions de mètres par seconde, comme la limite infranchissable par toutes les particules et corps existant.

C’est au cours de l’expérience internationale Opera en étudiant des neutrinos que les chercheurs appartenant entre autres au CERN et au CNRS ont fait une telle découverte. Selon les résultats publiés, ils ont observé que ces particules parcouraient les 730 kilomètres séparant les installations du CERN à Genève du laboratoire souterrain de Gran Sasso (Italie) à une vitesse de 300.006 kilomètres par seconde, soit 6 kilomètres par seconde de plus que la vitesse de la lumière. Cette différence étant extrêmement infime, on peut penser qu’il suffit de considérer une marge d’erreur et qu’en réalité les particules ne dépassent pas la célérité limite. Mais pas du tout car il ne s’agit pas d’un exploit unique : les résultats publiés sont le fruit de trois ans de données et d’observation de plus de 15.000 neutrinos, avec une marge d’erreur record de seulement 10 milliardièmes de seconde, rapporte l’AFP.

« Je ne m’attendais pas du tout à ça, on a passé six mois à refaire tout de zéro », a précisé jeudi Dario Autiero, chercheur à l’Institut de physique nucléaire de Lyon et responsable de l’analyse des mesures d’Opera. En effet, face à cette découverte, les chercheurs ont tout vérifié et revérifié : recalibrage des instruments de mesures, vérification des relevés topographiques, du tunnel à particules… Ils ont même pris en compte la dérive des continents et le séisme dévastateur de L’Aquila survenu dans le centre de l’Italie en avril 2009. Tout ceci n’a toutefois rien changé : les neutrinos semblent toujours bel et bien avoir voyagé plus vite que la lumière.

 Des résultats inattendus à vérifier

Mais au vu d’un tel bouleversement des lois de la physique, les scientifiques ont appelé à la prudence. « Compte tenu de l’énorme impact qu’un tel résultat pourrait avoir pour la physique, des mesures indépendantes s’avèrent nécessaires afin que l’effet observé puisse être réfuté ou bien formellement établi », souligne ainsi le CNRS dans un communiqué. Il précise également : « C’est pourquoi les chercheurs de la collaboration Opera ont souhaité ouvrir ce résultat à un examen plus large de la part de la communauté des physiciens ».

En attendant, la découverte continue de susciter toutes les hypothèses de la part des physiciens. Ainsi, Pierre Binetruy, directeur du Laboratoire Astroparticules et cosmologie à Paris estime que ces résultats pourraient suggérer que « des particules ont trouvé un raccourci dans une autre dimension », et donc qu’il existerait dans l’univers davantage que les quatre dimensions, soit les trois dimensions dans l’espace auxquelles s’ajoute celle du temps. « Il se peut aussi que la vitesse de la lumière ne soit pas la vitesse limite », suppose-t-il également, tout en soulignant que le record battu par le neutrino ne signifierait pas forcément « qu’Einstein s’est trompé ».

 Une nouvelle théorie de physique ?

La découverte d’Opéra pourrait alors montrer que la théorie d’Einstein « est valable dans certains domaines mais qu’il existe une théorie encore plus globale, comme des poupées russes (…) ça ouvre de nouveaux champs », ajoute encore le chercheur. Désormais, toutes les attentions sont donc tournées vers les autres expériences capables de confirmer ou non ce résultat. C’est le but visé par le projet Minos aux Etats-Unis, qui était déjà parvenu voici quelques années, entre le Fermilab de Chicago et une mine proche de la frontière canadienne, à un résultat similaire à celui d’Opera, rapporte l’AFP. Mais la marge d’erreur trop importante avait conduit les scientifiques à exclure la mesure.

Source : Maxisciences

Une découverte exceptionnelle

Une nouvelle expérience d’une précision sans précédent est cependant en cours aux Etats-Unis et devrait aboutir d’ici environ trois ans, selon Stavros Katsanevas, directeur adjoint de l’Institut de physique nucléaire.

La course de deux photons (vue d’artiste). NASA/SONOMA STATE UNIVERSITY/A.SIMONNET

SCIENCES – C’est ce qu’affirment des chercheurs après une expérience. Ils appellent cependant à la prudence…

«Totalement inattendu», «étonnant»… Les physiciens n’en croyaient pas leurs instruments mais ils pensent bien avoir mesuré une particule dépassant la vitesse de la lumière, pourtant considérée comme une «limite infranchissable» dans la théorie d’Einstein.

Selon les mesures effectuées par les spécialistes de l’expérience internationale Opera, des neutrinos – particules élémentaires de la matière – ont parcouru les 730 km séparant les installations du CERN à Genève du laboratoire souterrain de Gran Sasso (Italie) à une vitesse de 300.006 kilomètres par seconde, soit 6 km/s de plus que la vitesse de la lumière.

«Autrement dit, sur une course de fond de 730km, les neutrinos franchissent la ligne d’arrivée avec 20 mètres d’avance» sur la lumière si elle avait parcouru la même distance à travers l’écorce terrestre, précise le CNRS.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça»

Et il ne s’agit pas d’un exploit unique: les résultats publiés par le CERN et le CNRS sont le fruit de trois ans de données et de l’observation de plus de 15.000 neutrinos, avec une marge d’erreur record de seulement 10 milliardièmes de seconde.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça, on a passé six mois à refaire tout de zéro», a expliqué jeudi à des journalistes Dario Autiero, chercheur à l’Institut de physique nucléaire de Lyon et responsable de l’analyse des mesures d’Opera.

Recalibrage des instruments de mesures par les plus grands experts indépendants, vérification des relevés topographiques, du tunnel à particules… même la dérive des continents et le séisme dévastateur de L’Aquila ont été pris en compte.

Les scientifiques internationaux ont traqué la moindre faille dans leur expérience sans parvenir à un résultat différent: les neutrinos semblent bel et bien avoir voyagé plus vite que la lumière, défiant du même coup la théorie de la relativité d’Einstein!

«Compte tenu de l’énorme impact qu’un tel résultat pourrait avoir pour la physique, des mesures indépendantes s’avèrent nécessaires afin que l’effet observé puisse être réfuté ou bien formellement établi», souligne le CNRS.

«C’est pourquoi les chercheurs de la collaboration Opera ont souhaité ouvrir ce résultat à un examen plus large de la part de la communauté des physiciens» et l’ont publié, ajoute l’organisme de recherches français.

Appels à la prudence

Si la mesure est confirmée, ses implications défient encore la compréhension.

Pour Pierre Binetruy, directeur du Laboratoire Astroparticules et cosmologie à Paris, cela peut vouloir dire que «des particules ont trouvé un raccourci dans une autre dimension», et donc qu’il existerait dans l’univers davantage que les quatre dimensions (les trois dimensions dans l’espace auxquelles s’ajoute celle du temps).

«Il se peut aussi que la vitesse de la lumière ne soit pas la vitesse limite», estime-t-il, tout en soulignant que le record battu par le neutrino ne signifierait pas forcément «qu’Einstein s’est trompé».

«Einstein n’a pas prouvé que Newton avait tort, il a trouvé une théorie plus générale» qui s’est superposée à celle de Newton. «Newton est correct quand la vitesse est petite par rapport à celle de la lumière», a renchéri Stavros Katsanevas, directeur adjoint de l’Institut de physique nucléaire.

De la même manière, la trouvaille d’Opera pourrait signifier que la théorie d’Einstein «est valable dans certains domaines mais qu’il existe une théorie encore plus globale, comme des poupées russes (…) ça ouvre de nouveaux champs», ajoute M. Binetruy.

Tout en se réjouissant des nouvelles perspectives qui s’offent à eux, les physiciens appellent à la plus grande «prudence» tant que les mesures n’auront pas été «vérifiées avec un système complètement différent», insiste Dario Autiero.

C’est le but visé par le projet Minos aux Etats-Unis, qui était déjà parvenu voici quelques années, entre le Fermilab de Chicago et une mine proche de la frontière canadienne, à un résultat similaire à celui d’Opera.

A l’époque, la marge d’erreur était jugée trop importante pour que la mesure soit recevable, mais les chercheurs américains planchent désormais sur une nouvelle expérience d’une précision sans précédent. Elle devrait aboutir d’ici environ trois ans, selon Stavros Katsanevas.

© 2011 AFP – 20mintes.fr

Via Wikistrike

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