ECONOMIE – Elle devrait atteindre 1.000 euros. Dans les faits, les salariés risquent de se contenter de seulement 200 euros…

Tout ça pour ça. Annoncée en grande pompe par le gouvernement au printemps dernier, la prime sur les dividendes, qui devait atteindre les 1.000 euros pour quatre millions de salariés du privé, fond comme neige au soleil.

Les entreprises qui versent des dividendes en hausse sur les deux dernières années ont jusqu’à la fin octobre pour négocier son montant. Or, seules un tiers ont entamé des discussions avec leurs partenaires sociaux, selon une enquête menée par le cabinet Towers Watson auprès de 128 entreprises entre le 21 et le 30 septembre. Cerise sur le gâteau, elles envisagent de verser une prime de seulement 200 euros en moyenne. Et encore, les salariés de ces dernières peuvent s’estimer chanceux. Securitas a défrayé la chronique en proposant une prime de 3,50 euros par salarié. Chez Ipos, ce n’est guère mieux. Les syndicats évoquent la rondelette somme de 24 euros…

Impact marginal sur le pouvoir d’achat des salariés

«In fine, compte tenu des montants versés, cette disposition aura un impact marginal et ponctuel sur le pouvoir d’achat des salariés. En revanche, elle risque de considérablement limiter la marge de manœuvre des employeurs en terme de politique salariale dans les mois qui viennent, puisqu’elle aura consommé, pour un tiers des entreprises, entre 1 et 2% de masse salariale, ce qui est très significatif lorsque l’on sait que le budget d’augmentations salariales prévu par les entreprises pour 2012 est de 2,8%», estime Sofia Kettani, responsable de l’activité conseil en rémunérations chez Towers Watson.

Au final, seule une entreprise sur dix a déjà conclu un accord, chiffre Towers Watson. En l’absence d’accord au 31 octobre avec les partenaires sociaux, c’est l’employeur qui pourra décider unilatéralement du montant de la prime.

M.B. Source Libération
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