ENERGIE – 200 hectares de panneaux et 90 mégawatts de puissance installée pour cette centrale solaire hors norme, qui a été inaugurée ce jeudi…

Une nouvelle ferme solaire, la plus grande de l’Hexagone à ce jour, a été inaugurée jeudi sur le plateau des Mées (Alpes de Haute-Provence), premier site pour le photovoltaïque en France avec un total de 200 hectares de panneaux et 90 mégawatts de puissance installée. Cette ferme a été développée en partenariat par la PME française Eco Delta, fondée en 2002 et soutenue par la Caisse des Dépôts qui détient 10% de son capital, et le groupe japonais Sumitomo Corporation, présent également dans le solaire en Espagne et dans le sud de l’Italie.

Répartie sur six parcs dont cinq sont déjà en service, sur 70 ha de friches agricoles, elle est composée de 112.780 panneaux fournis par le producteur chinois Suntech et installés par la filiale énergie de Siemens France. Sa puissance installée est de 30,9 mégawatts crête (MWc), ce qui en fait la plus grande ferme française à ce jour, pour un investissement de 110 millions d’euros. Avec une production annuelle de 50 gigawatts, elle permet d’alimenter en électricité 83.000 habitants de la région et devrait générer un chiffre d’affaires de 14,5 millions d’euros par an. «C’est à lui seul le plus gros site en France mis en service actuellement», souligne Stéphane Behr, chef de projet à Eco Delta. Cette PME basée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et présente aussi dans l’éolien, dispose dans le photovoltaïque de permis de construire pour plus de 220 MW dans le sud et le centre de la France.

Un ensoleillement record

Ce projet conforte le site des Mées comme le haut lieu du solaire en France. En mai, la société belge Enfinity y avait inauguré une ferme de 18 MWc sur 36 ha. L’opérateur français Solairedirect en exploite une de 24 MWc. L’allemand Würth Solar et l’espagnol TW Solar sont aussi présents, pour une puissance installée totale de 90 MWc. Couvrant une partie de l’immense plateau de la Colle (1.600 ha), qui offre un ensoleillement annuel record à 800 m d’altitude, ces installations s’étendent sur des terres peu arables louées à des agriculteurs, au-dessus du village et sans impact visuel immédiat, selon la mairie des Mées, dont les permis de construire ont un temps fait l’objet de recours de défenseurs de l’environnement.

Importé par 20minutes.fr source libération
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