Le magazine New Scientist se fait l’écho d’une étude du Federal Institute of Technology de Zurich (Suisse) à paraître dans la revue scientifique PloS One, qui analysé les relations entre 43.060 multinationales afin d’identifier «un groupe relativement réduit d’entreprises, principalement des banques, qui détiennent un pouvoir disproportionné sur l’économie mondiale».
James Glattfelder, un des auteurs de l’étude, explique avoir mené une analyse «fondée sur la réalité» et visant à éviter les «dogmes», que ce soient «les théories du complot ou le marché libre». Le travail de son équipe a conduit à l’identification d’un «noyau» de 1.318 entreprises qui représentent 20% du chiffre d’affaires mondial mais, à travers leurs prises de participations, contrôlent la majorité des entreprises de l’économie «réelle». Puis, en resserrant encore leur analyse, les chercheurs ont repéré 147 entreprises qui contrôlent mutuellement l’intégralité de leur capital et représentent 40% de la richesse totale du«réseau».
La liste des cinquante premières entreprises est publiée par le New Scientist et également dans l’étude suisse, disponible en ligne: on y trouve quasi-exclusivement des banques, assureurs et autres sociétés financières. Le premier du classement est la banque britannique Barclays, qui contrôle 4% du «réseau», devant deux groupes moins connus, le fonds de pension Capital Group et le gestionnaire d’actifs Fidelity Investissements. Quatre entreprises françaises y figurent: Axa (4e), Natixis (17e), la Société générale (24e) et BNP Paribas (46e)
Le New Scientist estime que ce genre d’études peut permettre de repérer «les aspects vulnérables du système», les maillons faibles: «Si l’une de ces entreprises est en détresse, cela se propage», explique James Glattfelder.

 

 

Le Daily Mail, qui consacre également un article à cette recherche,explique que «certaines des hypothèses de l’étude ont suscité des critiques, comme l’idée selon laquelle la propriété [d’une entreprise]équivaut au contrôle». Le quotidien cite un économiste britannique, John Driffil, selon qui l’intérêt n’est pas tant de savoir qui contrôle l’économie mondiale que d’observer les liens très étroits entre les grandes entreprises. Le site Popsci explique que, selon l’étude, chaque entreprise du noyau de 1.318 est connectée en moyenne à vingt autres dans le cadre d’une «structure en nœud papillon», très concentrée au milieu.

Source : Marc Lafontan

Via Wikistrike

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