Assad accuse les Etats-Unis de fomenter les violencesLe président syrien Bachar al-Assad, confronté à une contestation populaire depuis sept mois, joue la carte de l’attentisme.

afp.com

La Syrie a dénoncé ce lundi les Etats-Unis, responsables des violences dans le pays selon Damas. Le gouvernement Assad cherche à gagner du temps face aux pressions internationales, et la Ligue arabe reste impuissante.

Les autorités syriennes ont accusé ce lundi les Etats-Unis d’être impliqués dans « les événements sanglants » en Syrie. Alors que le gouvernement de Bachar al-Assad avait accepté mercredi un plan arabe de sortie de crise, le gouvernement devait officiellement trouver des solutions concrètes vers la paix. Objectifs: arrêt total des violences, libération des prisonniers, ouverture d’un dialogue national, libre circulation des observateurs… Dans les faits, la répression n’a pas cessé: 70 personnes ont été tuées en six jours.

La Ligue arabe condamne la Syrie

La Ligue arabe a regretté dimanche que la Syrie ne respecte pas ses engagements à appliquer le plan arabe. Dans l’impasse d’une sortie de crise, la Ligue a décidé de tenir une nouvelle réunion sur la Syrie le 12 novembre au Caire.

Tenant les Etas-Unis pour responsables des violences, le gouvernement de Bachar al-Assad a demandé par lettre écrite le soutien de la Ligue Arabe. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a officiellement sollicité la Ligue pour « condamner cette implication (des Etats-Unis) et (…) faire le nécessaire pour y mettre fin ». La mission de la Ligue doit permettre de « créer l’atmosphère appropriée pour appliquer l’accord » (de sortie de crise), selon le communiqué ministériel.

Mais cette accusaton semble très peu crédible puisque la Syrie tente en réalité de mater dans le sang depuis le 15 mars le mouvement de contestation qui réclame le départ du président Bachar Al-Assad. L’opposition syrienne a appelé de son côté à une « protection internationale » des civils en parlant de « massacres barbares » à Homs, centre de la contestation et des répressions.

Mais aucune pression régionale ou internationale ne semble pour l’instant pouvoir arrêter la répression du régime syrien qui n’a cessé depuis plusieurs mois de dénoncer la responsabilté des « forces étrangères ».

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Source L’expresse.fr