Décrié tous les jours pour les problèmes inhérents à la confidentialité des données, Facebook tente de se montrer à la hauteur. Après l’annonce de la modification de la directive européenne 95/46/CE et les rappels à l’ordre de la FTC, le fondateur de Facebook s’est exprimé et s’engage officiellement à maximiser la transparence.

Pour résumer très succinctement cette histoire, la Commission Européenne a pris la décision de modifier la Directive traitant de la protection des données personnelles. En somme, les publicités hyper ciblées devront être bannies si l’utilisateur n’a pas donné son aval au préalable.

Outre-Atlantique, la situation n’est guère plus avenante et ce depuis 2009. Rappelé à l’ordre par la Federal Trade Commission (FTC) et sommé de réviser sa politique de confidentialité, pas moins de huit griefs pesaient sur le site de Mark.

Si la décision de la Commission Européenne ne s’adresse pas uniquement à Facebook, le réseau était ouvertement visé. Il n’en a pas fallu plus à Mark Zuckerberg pour s’exprimer officiellement. Le réseau affirme donc sa volonté d’améliorer les procédures de confidentialité et a fini par conclure un accord à l’amiable avec la FTC. C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups

Zuck’ montre patte blanche et reconnait avoir « commis quelques erreurs ». Facebook sera donc sous la surveillance constante de la FTC jusqu’en 2030 pour endiguer les pratiques douteuses trop régulières sur le réseau. Reste que les  associations de consommateurs pointaient tout particulièrement la confidentialité des données, aussi Facebook devra « obtenir le consentement explicite et affirmatif des consommateurs avant de promulguer des changements qui annulent leurs préférences de confidentialité »

La promesse de Zuckerberg est alléchante et ambitieuse, le jeune homme souhaite  « faire de Facebook le leader en matière de transparence et de contrôle sur la confidentialité »

Grand bien lui fasse, reste que pour le moment ce ne sont que des mots et que seuls les actes seront probants. S’il venait à transgresser son engagement, le réseau social encourrait une amende de 16 000 dollars par jour et par compte. Une bonne motivation pour tenir son serment.

Reste que la situation européenne n’est pas débloquée, de plus si la démarche de Facebook a l’air sincère,  ne serait-ce pas les spéculations autour d’une éventuelle entrée en bourse qui inciteraient Facebook au repenti ?

© Eric Isselée – Fotolia.com

Via Gizmodo

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