Un internaute a piraté un fichier contenant les coordonnées de plus d’un millier de militants des « Jeunes Pop » du Haut-Rhin, a-t-on appris jeudi 1er décembre. Il n’a pas publié les données après son piratage.

L’internaute, qui a souhaité conserver l’anonymat mais se présente comme un « hacktiviste » tenant sur Twitter un compte raillant le parti majoritaire, récuse le terme de piratage. « Je n’ai pas cassé de mots de passe, je ne me suis pas introduit dans un système privé, je n’ai rien utilisé d’autre qu’un navigateur (…) Il y avait une faille de conception du site », a-t-il dit après s’être confié à Télérama.fr.

UN ACTE « POUR RIGOLER »

L’internaute n’a pas publié les données récoltées et a alerté les Jeunes Populaires. Il affirme avoir agi « pour rigoler » et démontrer l’inconséquence de « l’UMP qui veut un Etat policier pour Internet mais n’est pas capable de protéger les données personnelles comme l’y oblige la loi ».

Le responsable départemental des Jeunes Populaires n’a pas apprécié la plaisanterie. « Il y a bien eu un piratage, un accès frauduleux à la base de données. Il a forcé un accès à notre site Internet », a déclaré Raphaël Schellenberger, précisant que la fédération envisageait de porter plainte. Le fichier piraté contenait les noms, adresses, numéros de téléphone de plus de mille militants, a-t-il dit.

L’UMP PIRATÉE DÉBUT NOVEMBRE

L’UMP a été à de nombreuses reprises la cible d’attaques de hackers. Début novembre, les coordonnées de centaines de cadres de l’UMP (dont des sénateurs et des députés) ont été publiées par des pirates anonymes, qui ont affirmé avoir agi en réponse aux atteintes aux libertés individuelles portées selon eux par la majorité.

Le parti majoritaire a ensuite porté plainte pour violation du secret des correspondances et vol de données informatiques.

Source lemonde.fr