Archive for janvier, 2012



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SOPA/PIPA, ACTA, Hadopi, Loppsi, c’en est trop pour les Anonymous. Après une première journée de mobilisation le 28 janvier dernier, le collectif d’hacktivistes prépare une nouvelle opération pour le mois de mars, le temps pour eux de mobiliser un maximum d’internautes.

Les membres de la branche française des Anonymous ont décidé de passer à l’offensive. Et plus seulement derrière leurs écrans. Ce week-end ils sont ainsi descendus dans les rues de plusieurs villes dont Paris, Lille, Bordeaux ou Toulouse. Certes, la mobilisation n’était pas énorme – plusieurs centaines de personnes seulement dans la capitale selon l’AFP – mais pour sa prochaine action, Anonymous a décidé de lancer une grande campagne de communication afin d’attirer de nombreux sympathisants.

Sur anonymact.fr, le collectif diffuse donc un message, précédé par un compte à rebours, lequel permet de savoir que, dans un peu plus de 25 jours, la date de la prochaine action des Anonymous sera connue. Cette nouvelle manifestation aura pour but de « s’unir et protester contre les lois liberticides et les menaces qui pèsent actuellement sur la neutralité du réseau en France et dans le monde (Hadopi, Loppsi, ACTA, SOPA/PIPA, IPRED, ARJEL…) » peut-on lire dans le communiqué.

Mais il s’agira également de  »défendre notre anonymat sur Internet parce que notre liberté ne doit pas être surveillée par des puissances elles aussi anonymes mais non légitimes. Parce que notre liberté ne doit pas être entravée par des lois absurdes et intéressées, aussi couteuses qu’inefficaces. Parce qu’Internet doit rester notre espace public.« 

Anonymous appelle donc les internautes à soutenir leur cause. Ils mettent d’ailleurs tout en oeuvre pour propager leur message et rassembler le plus de monde possible en communiquant notamment le nom d’un chan IRC, spécialement crée pour que « ceux intéressés par l’action puissent se bouger, participer, prendre des initiatives ». 

Le mois de mars sera l’occasion de voir si les préoccupations des Anonymous intéressent les internautes français, mais également de mettre la pression sur les candidats aux élections présidentielles, quelques semaines avant le scrutin.

[Anonymact]

Via Gizmodo.fr

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Les super-héros existent ! 3 super-héros ont fait une brillante démonstration de leurs superpouvoirs dans le ciel de New York. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?

Bon, j’espère que vous ne serez pas trop déçus puisqu’il s’agit d’avions télécommandés ayant une allure humaine. Je sais qu’on peut faire voler n’importe quoi, mais tout de même, le résultat est vraiment étonnant. De plus, pour filmer le tout, il semblerait que ces amateurs d’avions télécommandés aient utilisé un hélicoptère équipé d’une caméra. Cette vidéo est vraiment, vraiment agréable à regarder et ouvre un peu notre imaginaire. Ce qui n’est pas une mauvaise chose. [via @BouletCorp]

Via Gizmodo.fr

 


Source   youtube


by argulamaton

Communiqué du collectif Anonymous en réaction à la chronique « L’humeur de Christophe Barbier » diffusée ce lundi 23 janvier 2012 sur I-TELE, ainsi qu’à la « Lettre aux Anonymous » publiée le lendemain sur le site Internet de l’Express.

À l’attention de M. Christophe BARBIER.
    Ce lundi 23 Janvier 2012 dans votre chronique « L’humeur de Christophe barbier » sur I-Télé vous nous avez paru, par vos propos, manifester un grand mépris pour notre collectif. Nous réduire à une simple bande de pirates et nous qualifier de « voleurs » comme vous l’avez fait nous a particulièrement affecté. Et votre ultime provocation : « On est blindé, pas de soucis, on les attend ! », n’a rien arrangé !
    En effet, malgré un appel au calme, nous n’avons pas eu les moyens de retenir les ardeurs de certaines personnes isolées qui s’en sont pris bassement au site internet de l’Express, et nous le déplorons. La défense de la liberté d’expression et de la liberté de la presse étant l’un de nos principes, il n’est pas dans notre intérêt de nous attaquer à un média, quel qu’il soit. Mais ceci, vous l’avez bien compris, d’après ce que vous dites dans votre « Lettre aux Anonymous » qui, par ailleurs, manifeste un désir de dialogue plus respectueux envers nous. C’est pourquoi nous sommes prêts à entamer la discussion avec vous.
    Avant de répondre à votre « Lettre aux Anonymous« , nous voudrions aborder quelques points que nous souhaiterions corriger, concernant votre chronique « L’humeur de Christophe Barbier ». Nous vous renvoyons tout d’abord à votre pâle imitation :
    « Attention, la loi, c’est nous ! La règle c’est nous ! Nous, les pirates, qui décidons d’aller sur Internet nous servir, et qui ne voulons payer personne, ne pas rémunérer le travail d’autrui ! »
    Tout d’abord, Anonymous ne saurait être réduit à un simple groupe de pirates, ce que les principaux médias s’obstinent à faire depuis des mois, voire des années. Nous le répétons, nous sommes le peuple, nous sommes parmi vous. Tout le monde peut rejoindre Anonymous : étudiants, journalistes, professionnels ou non de l’informatique, défenseurs des libertés fondamentales, des droits de l’homme, de l’Internet libre, retraités, etc…
    « Anonymes, vous êtes des voleurs ! » 
    De plus en plus d’artistes se font connaître exclusivement en diffusant leurs ½uvres gratuitement via des services tels que Youtube, vivant ainsi de leur passion grâce aux concerts et au mécénat. À l’inverse, des lois anti-partage comme Hadopi contribuent au succès de services comme Megaupload. Nous ne sommes pas des voleurs, nous sommes simplement conscients que la censure n’a jamais bénéficié à l’Art et nous agissons donc en conséquence.
    « En tout cas, un jour il y aura un droit mondial du web : il y aura de la liberté pour tout le monde mais aussi des devoirs, de la rémunération pour ceux qui travaillent, notamment les artistes : ça en sera fini des Anonymes, il faudra qu’ils tombent le masque !« 
    C’est vrai, et ce dessein de liberté ne saurait être que l’½uvre des internautes. Aujourd’hui, ce droit mondial n’existe pas, ou s’il existe, il ne restreint que trop les droits et les libertés des usagers d’Internet et est dicté par la petite oligarchie qui en bénéficie.
    Les lois SOPA, PIPA, le traité ACTA, ainsi que toutes les lois anti-partage déjà en place présentent un danger pour la liberté d’expression sur Internet, c’est pourquoi nous nous battrons jusqu’au bout pour qu’elles ne soient jamais votées ou qu’elles soient abrogées.
    Nous revenons maintenant sur votre vidéo « Lettre aux Anonymous », publiée ce mardi 24 janvier sur le site de l’Express.
    Nous souhaiterions d’abord réagir à votre description de notre collectif : « cette organisation cachée ». Nous sommes, certes, anonymes, mais nous ne sommes pas pour autant invisibles. Cherchez-nous et vous nous trouverez : nous sommes en discussion permanente entre nos membres entre autre sur l’IRC (irc.anonops.li) , où vous pouvez voir les discussions sur les opérations et actions en cours, et y participer. Tout ceci se fait aux yeux de tous et nous n’avons rien à cacher, si ce n’est nos identités.
    Vous avez ensuite posé un certain nombre de questions qui devraient être l’objet d’un débat démocratique. Cependant, Anonymous a des principes assez clairs dans leur ensemble et qui nous amènent donc à répondre à certaines d’entre elles.
    « Qu’est-ce qui est légal ? Qu’est-ce qui ne l’est pas dans notre monde moderne où tout va si vite ?« 
    Nous comprenons que le fait que certains fichiers hébergés par Megaupload soient illégaux puisse susciter l’intérêt de la justice américaine. Mais était-il vraiment utile de priver des millions d’utilisateurs à travers le monde de leurs fichiers personnels et/ou professionnels ? Nous dénonçons fermement la mainmise du FBI sur des fichiers qui n’ont rien d’illégaux, mainmise qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les professionnels qui stockaient leurs fichiers en ligne sur Megaupload.
    Nous émettons également de sérieux doutes sur les raisons, a priori légitimes, qui ont poussé le FBI à se saisir de cette affaire, au moment même où MegaUpload s’apprêtait à lancer son nouveau service MegaBox. En effet, ce service aurait permis aux artistes de mettre leurs ½uvres à disposition du public et de bénéficier de près de 90% des recettes. Il est très clair que cela aurait été bien dérangeant pour les majors…
    Nous nous étonnons de la facilité avec laquelle le FBI a pu organiser son intervention, alors que la nécessité d’obtenir des autorisations, pour intervenir à l’étranger, constitue paradoxalement un handicap majeur dans d’autres domaines, comme par exemple dans la lutte contre la pédophilie et la pédo-pornographie sur Internet. La défense des intérêts privés comme ceux des grandes majors primerait-elle sur la cause des enfants victimes de ce fléau ?
    « Qu’est-ce qui peut être gratuit ? Qu’est-ce qui doit être payé ? Parce que derrière, il y a des gens qui ont travaillé et qui méritent salaire. »
    Anonymous respecte le travail accompli par les artistes. Nous sommes prêts à payer pour obtenir une copie de leurs ½uvres, ce ne serait que juste récompense pour eux. Seulement, le prix actuel des ½uvres artistiques est bien trop élevé en comparaison de ce que les artistes se voient rétribuer, généralement au profit des Majors.
    Si l’on ne peut utiliser gratuitement le service d’un intermédiaire, on peut cependant s’en passer. Les majors sont des intermédiaires, comme Internet est un intermédiaire entre un artiste et son public. Le chiffre d’affaire du téléchargement légal ne cesse d’augmenter, comme le démontre le rapport de la SNEP (1). Les principaux consommateurs sont aussi ceux qui téléchargent illégalement et sont les principaux défenseurs du mécénat (2).
    Il faut également se poser la question du mode de rétribution. Depuis un certain temps maintenant, le chiffre d’affaire des ventes de CD diminue. Mais ce support ne disparaîtra pas, pas plus que le disque vinyle, car il est aussi porteur d’une valeur émotionnelle. Cependant, son déclin entraîne une perte de monopole pour l’industrie du disque, alors même que les supports virtuels (au coût de production nul et non polluants) sont en plein essor.
    « Bref, ce débat-là est là, il est mûr, il est moderne, il sera peut-être, un peu, dans la présidentielle française, il doit être en tout cas dans le débat démocratique. » 
    Comme vous le dites, « ce débat est mûr », et nous le laisserions volontiers entre les mains de nos représentants… Mais pourquoi font-ils si peu ? Alors que, depuis le début de l’Opération MegaUpload, le monde entier est au courant de l’existence et du danger des lois SOPA, PIPA, HADOPI et LOPPSI, pourquoi les députés et sénateurs ne se saisissent-ils pas de ce dossier ? Alors que l’homologue international de ces lois, l’ACTA, est actuellement débattu au sein de la Commission Européenne, qu’attendent nos élus pour réagir ? 
    Nous ne faisons que montrer la voie, et c’est aux représentants maintenant qu’il appartient de la suivre pour dire enfin NON aux lois liberticides qui nous menacent.
    « Et bien j’incite tous les Anonymous de nationalité française à se présenter aux élections législatives. D’autres partis du même genre l’ont fait, par exemple les Pirates, avec des résultats encourageants. Pourquoi n’y aurait-il pas un groupe parlementaire, peut-être un jour une majorité parlementaire en France, issue des Anonymous ? »
    Dans ce cas nous serions des milliers à nous présenter, et un Palais Bourbon ne serait pas assez pour nous contenir. Et quand bien même certains d’entre nous se présenteraient, ils ne pourraient nous représenter légitimement, car nous n’avons pas de dirigeant.
    Anonymous n’est pas un parti politique, mais cela ne nous empêche pas de vouloir contribuer au débat démocratique. Il ne devrait pas être nécessaire de passer à la télévision pour que notre voix soit entendue. Anonymous est avant tout une conscience collective et citoyenne, une composante d’Internet, comme le Parti Pirate. Nos idéologies convergent sur de nombreux points bien que nos méthodes soient différentes, mais nous savons que des membres de ce parti nous comprennent, et sur Internet, aucune frontière n’est hermétique.
    Enfin, l’arrestation de trois Anonymous jeudi 26 janvier nous a démontré que les autorités ne souhaitaient pas voir le nom d’Anonymous clamé trop fort.
    Si nous restons anonymes, c’est donc principalement parce que nous encourons de réels risques de poursuites judiciaires, pour des actions qui ne sont qu’une forme de sitting virtuel, dans la lignée des actions de désobéissance civile initiées par Gandhi et tant d’autres avant lui. Même le milieu journalistique, malgré une relative liberté d’expression, est sujet à des pressions de toutes provenances : politique, économique, voire même religieuse. Nous menons le même combat, excepté qu’en France, nous risquons une peine de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour de telles actions. 
    Nous avons d’ailleurs en mémoire les seize membres présumés d’Anonymous, arrêtés l’année dernière par le FBI aux États-Unis, pour avoir joué un rôle dans des cyberattaques pour la défense de WikiLeaks et, par la même, pour la défense du droit à l’information. C’est une pensée émue que nous avons pour ces personnes qui ont eu le courage de défendre nos valeurs et nos principes, ainsi que les droits fondamentaux de chacun d’entre nous. 
    Enfin, nous aimerions vous inviter à en apprendre plus sur notre collectif, afin de vous faire une opinion plus proche de la réalité. Pour cela nous vous recommandons de visiter les sites suivants dédiés à notre cause :
        – Site web d’AnonOps Communications : http://anonops.blogspot.com/ (EN)
        – Site web des communiqués Anonymous : http://anonnews.org (EN)
        – Site web de WhyWeProtest : https://whyweprotest.net/ (EN)
        – Site web d’AnonOps France : http://anonopsfr.blogspot.com/ (FR)
    Nous vous indiquons également le site de l’IRC AnonOps pour pouvoir dialoguer directement avec nos membres : http://webchat.anonops.com/
    Bien cordialement,
    We are Anonymous.
    We are Legion.
    We do not forgive.
    We do not forget.
    Expect us !
Source Operation leakspin

by W

La Direction centrale du renseignement intérieur française (DCRI) avait placé en garde à vue trois personnes ce mardi 24 janvier 2012, ces trois individus, deux hommes âgés de 26 et 36 ans et une femme sont soupçonnés d’avoir participé a des attaques par déni de service distribué (DDoS) contre le site internet d’EDF à plusieurs reprises les 20 et 23 avril et le 2 juin dans le cadre de l’opération Green Rights mené par le collectif Anonymous contre les sites web de plusieurs sociétés comme General Electric et le groupe italien Enel après les évènements dramatiques de Fukushima au Japan.

Une source judicaire avait expliqué à AFP que les 3 anons présumés ont été interpellés mardi dans le Gard et en région parisienne, leurs ordinateurs ont été saisis et leurs disques durs épluchés, la source a ajouté que deux d’entre eux ont reconnu leur participation aux faits et ont été présentées hier à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.

Le parquet de Paris a adressé deux demandes d’entraide judiciaire à l’Allemagne et aux Etats-Unis, une information judiciaire été ouverte le jour même pour « entrave au fonctionnement d’un service de traitement de données », « accès frauduleux dans un service de traitement de données » et « participation à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation de ces infractions », cette information vise en particulier à identifier d’autres participants à cette attaque.

On rappel que plusieurs individus impliqués dans des attaques par déni de service (DDoS), -considérés par les gouvernements comme acte de piratage- ont été arrêtés et trainés en justice durant l’année 2011, alors qu’une action DDoS utilisé par anonymous pour exprimer la protestation populaire s’agit simplement de milliers de personnes procédant simultanément à des connections légitimes sur un serveur web accessible au public, en utilisant en même temps la bande passante ou le processeur dudit serveur au maximum de sa capacité, ce qui provoque un énorme « embouteillage ».

Source

opération leakspin


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26/01/2012 | 08H30

Crédits photo:  La place du Vieux Marché, à Rouen (Google Street View)Voir les 1 photos
.Le Stardust, café populaire de la place du Vieux-Marché, à Rouen. Vendredi soir, c’est soirée électro. Quatre DJ locaux doivent s’y succéder. Musique numérique et bières belges au programme. Tout commence bien. Il est environ 20h00. Jusqu’à 23h30, rien à signaler. Le bruit est limité, les gens profitent de leur week-end. La soirée va pourtant dégénérer.

Vers 23h30, deux clients sortent du bar pour uriner sur une place située en face. Un premier véhicule de police arrive sur les lieux et interpelle dans le calme les deux contrevenants. «Vous êtes en train d’uriner sur le site historique de Jeanne d’Arc », annonce l’un des policiers. Les papiers d’identité sont confisqués, les deux fauteurs de trouble attendent de recevoir leur amende. Les flics font durer le plaisir.

Pendant une demi heure, les deux clients fautifs « poireautent »… D’autres clients du bar se rapprochent de la scène, demandent des explications. Le contrôle s’éternise. A ce moment, deux autres véhicules de police arrivent. Les forces de l’ordre annoncent qu’ils interpellent les deux « pisseurs » pour ivresse manifeste sur la voie publique. Tollé général. Les deux fautifs sont embarqués.

Une dizaine de clients se placent en face d’une des voitures, pour l’empêcher de repartir. Sans violence ni insulte. Mais les policiers sont nerveux. Ils sortent du véhicule et gazent à bout portant plusieurs personnes. Présent au concert, je me retrouve moi-même, après m’être manifesté comme journaliste auprès des policiers, pris dans les effluves de lacrymo. Une fois le « ménage » accompli, les voitures repartent avec les deux délinquants. Fin de l’histoire ? Pas encore…

Plusieurs véhicules restent en faction à 100 mètres du bar, tous feux allumés. Vingt minutes plus tard, sans raison apparente, l’assaut reprend : une vingtaine de policiers en tenue de « Robocop » arrivent en trombe sur la terrasse du café. Matraques, chiens, lacrymos… c’est reparti.

Sans distinction, des gens sont frappés, un jeune homme a le crâne en sang. Des grenades sont tirées. Un client du bar, rageur, jette une bouteille sur l’une des fourgonnettes de police. Au bout d’une heure, c’est le seul acte violent à déplorer côté fêtards. Les policiers, de leur côté, frappent les quelques femmes venues leur parler pour que cessent les violences. Ils éructent des insultes sexistes : « Bande de morue, salopes… »

Un des DJ qui repartait avec son matériel est poussé dans le dos par un policier. Il s’étale au sol avec ses affaires. Une jeune femme est violemment interpellée, traînée par terre, son pull et son tee shirt déchirés. Un policier lance : « Sale pute de gauchiste, on va te niquer. » La place est finalement « nettoyée ». Il est presque deux heures du matin.

Bilan de l’opération : trois personnes interpellées pour ivresse manifeste sur la voie publique (aucun taux d’alcoolémie n’a été communiqué aux contrevenants, aucune amende n’a été dressée pour cette infraction). Deux autres personnes devront répondre de dégradation de bien public, outrage, rébellion et violence sur agent de la force publique.

Contacté lundi, le commissariat principal de Rouen explique sommairement que «les policiers ont été pris à partie et ont du faire usage de la force». L’officier en charge de la communication n’a pas eu connaissance d’éventuelles violences et insultes policières.

Les deux principales victimes, après constatation d’un médecin légiste du CHU de Rouen, devaient rencontrer un avocat mercredi. Elles présentent des hématomes, des brulures au visage et une entaille au crâne. Une ITT (incapacité totale de travail) de trois jours a également été retenue. De leur côté, les deux « pisseurs » ont écopé d’une amende de 68 euros pour miction sur les ruines de la place du Vieux-Marché. Jeanne d’Arc peut donc reposer en paix.

Manuel Sanson

Source : Les Inrocks


Plus d’une 40aine de villes prévoient de se mobiliser ce samedi 28 janvier contre ACTA (Accord Commercial Anti-Contrefaçon), un projet de loi qui menace la liberté d’internet et signé dans l’indifférence (en dehors d’importantes manifestations en Pologne) par les 22 membres de l’UE ce jeudi à Tokyo.

 

Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.

Mais le terme de « propriété intellectuelle » est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s’attaquer à l’imitation de quelque chose soumis au droit d’auteur. Il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA devrait renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur.

Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende ou d’une peine de prison.

L’accord ne semble d’ailleurs profiter qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma).

ACTA est en effet la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

Malgré l’adoption du projet de loi par les 22 membres de l’Union Européenne, une surprise est venue contrarier sa mise en place : la démission du rapporteur principal de l’ACTA, Kader Arif au Parlement Européen. Celui-ci dénonce « une mascarade » :

« Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l’ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu’aucune explication ne soit donnée, mise à l’écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée…

Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n’ait pas voix au chapitre.

Ainsi aujourd’hui, en remettant ce rapport dont j’avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l’opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade »

Liste des rassemblements prévus samedi :

Belgique :

Bruxelles : 14h Grande Place de Bruxelles

Canada :

Montréal : 14h Square Victoria

France :

Angers : 14h Place du Ralliement
Annecy : 14h Place de l’Hôtel de Ville
Annemasse : 14h Place de l’Hôtel de Ville
Avignon : 14h Palais des Papes
Auxerre : 14h Place de l’Arquebuse
Besançon : 14h Place de la Révolution
Bordeaux : 14h Place de la Victoire
Bourges : 14h Place Seraucourt
Brest : 14h Place de la Liberté
Caen : 14h Place de la Motte
Chalon sur Saône : 14h Place de Beaune
Chambery : 14h Place de l’Hôtel de Ville
Grenoble : 14h Place Notre Dame
Le Mans : 14h Place de la République
Lille : 14h Grand Place
Limoges : 14h Place de la République
Lorient : 14h Place de l’Hotel de Ville
Lyon : 14h Place des Terreaux
Marseille : 14h Vieux Port
Metz : 14h Place de la République
Montpellier : 14h Place de la Comédie
Montauban : 14h Place de la Cathédrale
Nancy : 14h Place Stanislas
Nantes : 14h Place Royale
Nice : 14h Place Massena
Nîmes : 14h Maison Carré
Paris : 14h Place de la Bastille
Perpignan : 14h Place de la Victoire
Poitiers : 14h Place du Marché
Reims : 14h Place d’Erlon
Rennes : 14h Place de la Mairie
Saint Denis : 14h Place de la Mairie
Strasbourg : 14h Place Kléber
Toulouse : 14h Place Arnaud Bernard
Tours : 14h Place de la Liberté
Valence : 14h Place de la Liberté

Auteur : Raphael

Source : actualutte.com via Terresacree


Piratage et contrefaçon: La Pologne mène la révolte après la signature d’ACTA par l’UE

via les moutons enragés.fr


une étude publiée online intitulée : « ‘Ils sont plus heureux et ils ont une meilleure vie que moi’ : l’impact de l’utilisation de Facebook sur la perception de la vie des autres » par deux sociologues Hui-Tzu Grace Chou et Nicholas Edge de l’Utah Valley University.

« La vie est injuste » ?

Comme beaucoup de ces études sur « l’impact » des réseaux sociaux, il y a de nombreuses choses à redire et sur la méthodologie et sur les conclusions trop hâtivement tirées qui oublient que « corrélation n’est pas causation » mais les données sont tout de même intéressantes.

425 étudiants de l’Utah ont donc été soumis à un questionnaire sur la vision qu’il avaient de la vie et de celle des autres, ainsi que leur niveau d’utilisation de Facebook.

Les questions consistaient en des « plutôt d’accord » ou « plutôt pas d’accord » sur des propositions comme « la vie est juste » ou « beaucoup de mes amis ont une meilleure vie que la mienne ».

D’un autre côté était demandé le temps hebdomadaire passé sur Facebook, le nombre d’amis et la proportion de ces amis ayant déjà été rencontrés dans la vraie vie et pas seulement en virtuel.

Des corrélations

Les résultats sont formels, il y a bien plusieurs corrélations entre l’utilisation de Facebook et ces indices de qualité de vie, notamment :

  • Les gros consommateurs hebdomadaire de Facebook sont plus nombreux à penser que leurs amis ont une meilleure vie que la leur et qu’ils sont plus heureux.
  • Les utilisateurs avec beaucoup d’amis sur Facebook sont significativement plus enclins à ne pas trouver les autres plus heureux qu’eux, et à considérer que la vie est juste.
  • Les utilisateurs ayant beaucoup d’amis Facebook qu’ils n’ont jamais rencontré, sont plus nombreux à penser que les autres ont une vie meilleure

Les résultats sont significativement les mêmes pour les hommes et les femmes.

Corrélation donc, mais attention, ça ne veut pas dire que l’utilisation de Facebook rend triste comme semblent le suggérer les auteurs de l’étude. En effet, rien ne permet de conclure que l’utilisation intensive de Facebook entraîne la tristesse… il est tout aussi logique de penser (par exemple) que c’est le fait d’être mal dans sa peau et pas heureux qui incite à aller plus souvent sur Facebook… (ça me parait d’ailleurs plus probable dans ce sens).

En tout état de cause, vous pouvez lire l’étude parue dans le journal de Cyber-psychologie, comportement et réseaux sociaux.

Via geek café.fr


Les Anonymous – si tant est que ce soit eux – en ont plutôt assez qu’on annonce de fausses informations en leur nom et que les médias participent à la mascarade. Pour en finir une bonne fois pour toutes avec ces élucubrations, ils publient une vidéo résumant le fond de leur pensée.

Le groupe affiche sur YouTube un message excessivement clair (et sous-titré en français), le collectif n’attaquera pas Facebook, Twitter ou tout réseau qui leur sert de support de diffusion d’informations. Ils profitent de la vidéo pour faire un point général concernant l’actualité et également pour répondre à certaines accusations.

Ces réseaux représentent un moyen de s’adresser directement aux internautes sans passer par quelques intermédiaires qui pourraient détourner leur message. Anonymous insiste sur les notions de liberté d’expression et de démocratie induites au sein des médias sociaux.

Ils réaffirment leur opposition à la fermeture de Megaupload, non en pronant le téléchargement mais en mettant en exergue l’inaccessibilité aux données personnelles légales.

A ceux qui considèrent qu’ils ne représentent qu’une ‘poignée de pirates’, ils répondent par un long laïus reprenant leur philosophie, leur description et leurs ambitions. En résumé, le collectif met les points sur les ‘i’ :

[anonymous] Via Gizmodo.fr


Sa tombe très bien cette nouvelle moi qui pense m’ en acheter un…
Par ,

Le Raspberry Pi devrait séduire avec son prix de 25$. Mais le P-DG de la société, Eben Upton, va plus loin et donne des indications sur les performances de son mini ordinateur.

Selon la startup, le Raspberry Pi dépasse les performances du Tegra 2 de Nvidia. Mais il va encore plus loin et indique que les performances graphiques du Pi sont deux fois supérieures à celles de l’iPhone 4S.

Le Raspberry Pi est construit autour d’un SoC Broadcom BCM2835 intégrant un processeur à architecture ARM11 cadencé à 700MHz. Mais en comparant le Pi à l’iPhone 4S, c’est le processeur graphique qui est mis en avant. L’A5 del’iPhone 4S embarque un GPU PowerVR SGX543MP2 (2 coeurs). Mais celui du Raspberry Pi serait plus à comparer à un PowerVR SGX543MP4+ (4 coeurs).

Petit bémol concernant le CPU puisque Windows 8 nécessitera une architecture ARMv7 pour tourner.

Il s’agit donc d’un mini PC tournant sous l’OS Linux. Le premier modèle sera proposé à 25$ et intégrera 128Mo de mémoire vive tandis qu’une déclinaison à 35$ disposera de ports USB, Ethernet et de 256Mo de RAM.

[gamesindustry] via gizmodo


Megaupload n’en finit plus de faire parler de lui et une rumeur des plus tendancieuses enfle sur la Toile. Si le site a été fermé si soudainement par le FBI, ce ne serait pas parce qu’il favorisait le piratage, mais parce qu’il s’apprêtait à lancer une offre légale et révolutionnaire. Le service Megabox était basé sur un modèle économique alternatif qui aurait bouleversé les schémas traditionnels si chers aux géants du milieu.

Cette nouvelle fait littéralement l’effet d’une bombe, le groupe Megaupload avait un projet apte à faire cauchemarder les majors et autres ayants-droits.  Le service Megabox est décrit comme une plateforme de téléchargement. Rien de nouveau sous le soleil, sauf que par cet intermédiaire Kim Dotcom aurait rémunéré les artistes à hauteur de 90% rendant ainsi l’accès aux données gratuit et absolument légal. Pour cela, il aurait développé un modèle économique inédit baptisé MegaKey.

« Le modèle économique de MegaKey a été testé sur un million d’utilisateur, et ça marche », garantissait Kim Dotcom. 

Entendons-nous bien, grâce à cette plateforme, le fondateur de Megaupload aurait permis à tout internaute de télécharger légalement et gratuitement du contenu sous licence. Le site aurait alors lui-même financé les droits d’auteurs. Le service était d’ailleurs pressenti comme un concurrent direct d’iTunes, la gratuité en plus. De quoi faire pâlir les leaders de l’industrie audio-visuelle.

Par quel miracle Kim Dotcom aurait-il réussi ce tour de force ? Le dirigeant comptait utiliser un logiciel agissant comme un bloqueur de publicités, sauf qu’il remplaçait 10 à 15% des réclames indésirables vues par l’internaute par des publicités provenant directement de la régie Megaclick. De ce fait, il annonçait pouvoir générer suffisamment de rentabilité pour fournir des services et des contenus sous licences sans que l’internaute n’ait à débourser d’argent. En 2012, Dotcom comptait lancer deux nouveaux supports pour distribuer ces données, Megabox (musique) et Megamovie (films).

Tout cela ne reste évidemment qu’une rumeur, il est difficile de confirmer ou d’infirmer cette théorie. De nombreuses zones d’ombre apparaissent, toutefois si Megaupload était apte à rendre un tel service viable, cela aurait bouleversé ce monde dominé actuellement par les labels et les majors. Imaginez l’impact d’un tel modèle porté par la puissance de ses 180 millions d’abonnés.

C’est donc bel et bien la théorie du complot qui est susurrée aux quatre coins de la Toile. Sous pression, les industries de la musique et du cinéma auraient employé les grands moyens pour mettre fin à l’utopie d’un tel service. Un site qui aurait distribué du téléchargement légal et gratuit en plus de rémunérer les auteurs aurait sans doute mis à mal leur domination et leur rentabilité. Mais tout ceci est encore de l’ordre des on-dit …

Quant à Kim Dotcom, il ne pourra pas s’exprimer sur cette folle rumeur. Arrêté en Nouvelle-Zélande, il sera maintenu en détention jusqu’au 22 février prochain en attendant la sentence de son extradition vers les États-Unis.

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Julian Assange vient d’annoncer sur le site de Wikileaks qu’il allait avoir sa propre émission télévisée, dans laquelle il interviewera des « acteurs clefs de la politiques des intellectuels et des révolutionnaires ». Le programme sera diffusé à partir du printemps.

Dans son émission, Assange sera chargé d’animer les discussions, car selon le site Internet de Wikileaks, il est « particulièrement bien placé pour catalyser une réflexion globale » sur le changement politique à venir (rien que ça).

L’Australien, âgé de 40 ans espère « réunir des voix controversées venues de tout l’échiquier politique – iconoclastes, visionnaires et initiés dans les cercles du pouvoir – qui ouvriront une fenêtre sur le monde et présenteront leurs idées sur le moyen d’aller vers un futur plus radieux« . a-t-il déclaré. Et de poursuivre: « Ce seront des émissions d’un nouveau style qui se pencheront sur la philosophie et les luttes de mes invités d’une manière plus profonde et plus claire que cela n’a été fait jusqu’à présent« .

Au total, il y aura dix épisodes de 30 minutes. Ils seront diffusés à partir de la mi-mars. Si Wikileaks ne précise pas la chaîne avec laquelle Julian Assange travaille, on peut néanmoins lire qu’il espère au moins toucher 600 millions de personnes à travers le monde grâce aux différents accords déjà conclus.

Seul problème, le fondateur de Wikileaks est toujours assigné à résidence et la justice britannique souhaite l’extrader vers la Suède, où il est recherché dans une affaire de viol et d’agressions sexuelles présumés. Mais Julian Assange a récemment interjeté appel contre cette décision. La Cour suprême britannique décidera de son sort début février.

[WikiLeaks via The Guardian; Base Image: Gothopotam]

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