C’est l’anecdote Facebook du jour. Mais comme ça se passe en Amérique, là où le pékin moyen est parfois aussi armé qu’un porte-avions et qu’il peut même avoir la gâchette facile, cela prend bien sûr une dimension quelque peu surréaliste. A moins que ce soit Facebook qui rende les gens un peu dingo.

calibre laptop Il flingue le portable de sa fille à bout portant parce quelle lui a manqué de respect sur Facebook

Tommy Jordan, un good ole guy de Caroline du Nord, Stetson vissé sur le crâne et calibre 45 au fond de la poche, a visiblement très mal vécu le fait que sa fille de 15 ans, Hannah, se répande en mots pas très gentils à l’égard de ses parents dans un long message posté sur Facebook, dont elle avait pourtant pris soin de limiter sa diffusion à un cercle très restreint d’amis.

Le gars Tommy, tout rouge de colère paternelle, a immédiatement pris les sanctions qui s’imposaient. Et les sanctions, dans ce cas, allaient donc passer par les armes : confiscation du laptop de la fifille chérie, puis tournage d’une longue vidéo où Tommy Jordan explique en long en large et surtout en travers le motif de son courroux. On le sent en effet très énervé, et on se dit qu’il ne valait mieux pas le croiser à ce moment-là ou venir lui faire le coup de la chaise qu’on retire. Et puis vient la scène surréaliste : à la fin de la vidéo, le cow-boy se lève tranquillement de son fauteuil, défouraille et… tire 8 balles dans le PC portable de sa fille.

En précisant que les balles coûtent 1 dollar pièce, et qu’elles seront ajoutées au débit d’Hannah, qui devra aussi les rembourser.

La vidéo a évidemment fait le tour des USA ce week-end puisque nous en sommes aujourd’hui à plus de 20 millions de vues, et l’Amérique s’enflamme : d’un côté ceux qui soutiennent le papa-flingueur au nom des valeurs éternelles, de l’autre ceux qui ont peur pour la fille, et demandent une visite express des services sociaux. Et entre les deux, ceux qui ont trouvé un nouveau sujet de rigolade, la palme revenant à ce commentaire plein de pertinence : « Au moins ce n’était pas un MacBook ».

Tommy s’explique aussi sur SA page Facebook, et se défend de devenir un héros de l’Amérique… Et je crois finalement que cette histoire n’est pas qu’un simple fait divers, mais qu’elle en dit long sur les relations que les gens entretiennent avec Facebook, et sur la façon dont le réseau social exacerbe certains sentiments, y compris familiaux. Un jour il faudra écrire un bouquin sur ce type d’histoires, car il y a déjà de la matière.

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