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Ce matin, j’ai sauté dans ma voiture pour partir en direction de Mars. Un quart d’heure plus tard, je sentais la brise légère du vent martien sur mon visage, je jouais avec la terre rouge et j’observais au loin les mouvements lents et réguliers de Curiosity… Et, pour ceux qui se posent la question : non, je n’avais pas pris de drogue.

Ce matin, j’ai surtout eu la chance de découvrir la nouvelle exposition « Explorez Mars » qui se tient actuellement à la Cité de l’espace à Toulouse pendant les 18 prochains mois. Comme son nom l’indique, cette expo va tenter de nous faire comprendre la planète rouge. Les moyens mis en œuvre pour explorer Mars passent par le biais de nombreuses expériences sensorielles.

Par exemple, il est possible de comparer le souffle d’un vent  à 75 km/h sur Terre et sur Mars, de jouer à creuser le sol avec la pelle du robot Phoenix, d’observer le sol en 3D, de voir en enfilade tous les rovers martiens à la bonne échelle  dans une sorte de galerie de l’évolution robotique absolument superbe, de marcher sur Mars grâce à un simulateur de gravité martienne, de réaliser des expériences avec des animateurs étranges et hilarants…

Bref, si vous ne savez pas quoi faire de vos enfants pendant les vacances et que vous êtes à proximité de Toulouse, un petit détour s’impose. D’ailleurs en ce moment et jusqu’au 1er avril (sans blague), l’entrée pour les moins de 15 ans est gratuite si vous achetez une entrée adulte pour la Cité de l’Espace.

Pour toutes les autres infos pratiques : [Cité de l’Espace] via gizmodo


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Les différentes parties du cerveau correspondent à des fonctions bien particulières. L’hémisphère droit concentre les fonctions relatives à l’orientation, à l’imagination, aux sentiments… Tandis que l’hémisphère gauche s’attelle à d’autres tâches : la logique, les détails, les mots… Mais vous allez voir que suivant les individus, l’observation est différente en fonction de l’hémisphère mis en jeu.

Cela dépend des individus. Faites donc l’expérience autour de vous en faisant observer cette danseuse à vos proches et à vos amis.

L’expérience

Observez les pieds de la danseuse et demandez-vous si ses pieds tournent dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens contraire. Vous verrez que la réponse varie d’une personne à l’autre.

La danseuse

Les réponses

Si c’est dans le sens horaire que vous les voyez tourner, cela signifie que vous faites appel à l’hémisphère droit de votre cerveau. Dans le cas contraire, c’est l’hémisphère gauche qui est actif.

Changer d’hémisphères

C’est tout à fait possible. Pour ce faire, concentrez-vous sur son pied qui se trouve au centre et clignez des yeux. Magique. Vous êtes passé d’un hémisphère à l’autre, et vous voyez les pieds tourner dans l’autre sens.

Signification

Si vous avez tendance à faire naturellement fonctionner l’hémisphère gauche, c’est que vous faites plus souvent appel à votre sens logique. Et dans le cas contraire, vous faites plutôt naturellement marcher votre sens créatif.

Si vous n’arrivez pas à changer d’hémisphère

Alors regardez la photo ci-dessous en alternant l’observation de la photo située à gauche et celle située à droite. Vous ferez ainsi travailler alternativement les deux hémisphères.

[temps-libre] Via Gizmodo.fr


En lisant cette phrase par exemple, vous entendez probablement sans vous en rendre compte le son des mots que vous lisez dans votre tête. Eh bien ces pensées de sons se traduisent en changements infimes dans l’activité de certaines parties de votre cerveau,  détectables sous la forme d’ondes cérébrales par des éléctrodes.

La méthode publiée dans le journal scientifique PLoS Biology par Brian Pasley et ses collaborateurs de l’Université de Berkeley, est inspirée d’un autre papier du chercheur Jack Gallant publié il y a quelque mois et qui dévoilait une méthode pour reconstruire les images dans les pensées directement sur un écran (voir l’article Geek Café sur le sujet).

Dans cette étude, Pasley s’est concentré sur une zone du cerveau répondant au doux nom de Gyrus temporal supérieur (GTS). Cette vaste région est impliquée dans l’ouïe mais correspond également à une zone de traitement complexe des informations qui nous permet de donner du sens à ce que nous entendons.

L’équipe a mesuré les ondes cérébrales en provenance des GTS de 15 patients en chirurgie pendant que des hauts-parleurs leur faisaient entendre des mots ou des phrases… puis a reconstruit les sons grâce à un model du fonctionnement de la zone du cerveau.

Voici un aperçu des résultats en vidéo de moins d’une minute mais franchement impressionnant, via le New Scientist (si la video ne marche pas essayez ici ou ici)

Cette vidéo est donc bien la reconstruction des sons à partir des ondes cérébrales… rien d ‘autre. Comme vous avez pu l’entendre, certains mots comme « structure » sont étonnamment clairs, pour les autres il reste du travail mais le résultat est déjà impressionnant.

Sur le moyen et le long terme, ces travaux pourront servir aux paralysés ou potentiellement à des patients dans certains types de coma de pouvoir communiquer avec le monde extérieur… et puis voyons le bon côté des choses, ce genre d’avancées pourrait rendre plus ou moins obsolète la torture, même si les scientifiques disent qu’avant d’être exploitée la technologie a encore besoin de beaucoup d’améliorations.

[BBC] [New Scientist] [PLoS Biology]


Par Florence

Aimeriez-vous apprendre le Kung-Fu ou bien piloter un hélicoptère comme dans Matrix ? On s’installe bien gentiment et une machine vous inculque tout ce qu’il y a à savoir directement dans votre cerveau. Science-fiction ? Pas totalement. Récemment des chercheurs de L’UC Berkeley ont été capables d’utiliser une machine IRM pour extraire des rêves, petit flash-back : « Des chercheurs de l’Université de Berkeley ont trouvé un moyen de recréer la perception humaine. Une avancée qui pourrait être utilisée pour reproduire les rêves, les fantasmes, et les autres images se trouvant dans notre tête. Attention, il ne s’agit pas de télépathie et les images restent floues et étranges.

Mais on peut tout de même reconnaître les formes, les contours et les gros objets» Et bien ce procédé en a inspiré un autre, en effet l’expérience fonctionne dans les deux sens. Les expériences ont été menées entre l’Université de Boston et ATR Computational Neuroscience Laboratories à Kyoto, au Japon. Voici comment cela fonctionne, il suffit de choisir une tâche qui requiert une haute performance de votre cortex visuel. Par exemple attraper une balle de base-ball. En l’occurrence un joueur professionnel de Base-ball va passer lui-même une IRM. Va être analysée la façon dont réagit son cerveau lorsqu’il s’imagine en train d’attraper une balle. Les zones actives de son cerveau lors de la visualisation seront donc visibles sur ladite IRM. Ceci constituera votre propre programme d’apprentissage, car à votre tour vous intégrerez la machine à IRM. Suite à une IRM de base, les chercheurs comparent les résultats avec ceux des professionnels.

Le but est alors de stimuler les zones visiblement actives chez le joueur dans le cerveau de l’individu lambda. Les chercheurs utilisent alors la méthode de neurofeedback qui cible et active des zones très précises du cortex visuel. Là où l’expérience devient démente, c’est qu’à force de répétition durant 5 à 10 jours les performances visuelles s’améliorent sans aucun besoin d’être attentif ou conscient du phénomène. Votre cerveau se familiarise avec ce nouveau modèle et l’apprentissage se fait tout seul. Dans le cas de notre exemple au bout d’une dizaine de jours, vos performances au Base-Ball se sont réellement améliorées sans que vous ne vous entrainiez.

Ceci n’est pas une simple conjecture, les chercheurs ont appliqué cette méthode de reproduction d’un motif IRM. Le résultat est bien là, une amélioration durable des tâches qui exigent des performances visuelles accrues. Pour l’instant l’expérience concerne cette zone précise tout simplement, car elle est facilement stimulable et accessible. Un petit bémol cependant, selon les recherches le mécanisme de neurofeedback pourrait tout aussi bien être utilisé à des fins d’hypnose ou de contrôle secret de l’esprit. Les scientifiques restent donc prudents, cette méthode ne doit pas être utilisée d’une manière contraire à l’éthique. Mais bon, nous n’avons jamais été aussi proches de l’univers de Matrix. [sciencemag]

Via Gizmodo.fr

La « Super-peau »


Par  Via Gizmodo.Fr

Des chercheurs de l’université de Stanford ont réussi à créer de la peau artificielle. Sauf que c’est un peu plus que ça, ce derme est apte à être étiré jusqu’à deux fois sa taille et dans tous les sens cela va de soi. La « Super peau » reprendra ensuite son apparence initiale sans aucun dommage.

Le chercheur à l’origine de cette découverte est le professeur Zhenan Bao, il a mis au point ce matériau grâce aux célèbres nanotubes. Cet agrégé en génie chimique a travaillé de concert avec l’Université de Californie-Davis et le Samsung Advanced Institute of Technology (SAIT).

Dans sa quête de création d’une super-peau, le professeur a mis au point un capteur, il utilise un film transparent de nanotubes de carbone qui agissent comme de minuscules ressorts. Le capteur peut mesurer précisément la force exercée sur lui-même et la restituer avec exactitude.

Il peut endurer la simple pression d’un doigt comme celle exercée par un éléphant sur une seule patte. On aurait aimé une vidéo de démonstration avec l’éléphant mais passons. Peu importe la compression ou l’étirement, la peau reprend sa forme initiale, sans aucun dégât.

Les capteurs se composent de deux couches de silicone, la première couche contient une charge électrique, aussi lorsque la couche supérieure se comprime, elle modifie la charge électrique de sa voisine. Les nanotubes de carbone détectent le changement le plus infime et le restituent promptement.

Les possibilités concernant son utilisation sont infinies toutefois c’est la branche de la médecine qui est plus particulièrement concernée. Robots, prothèses, membres artificiels devraient profiter rapidement de cette découverte. Nous, on pense surtout aux écrans tactiles d’autant que le projet est réalisé en collaboration avec Samsung Advanced Institute of Technology …

[stanford]

© fuzzy3d – Fotolia.com


Par Via Gizmodo

Si c’est confirmé la semaine prochaine, ce sera la plus grande découverte dans l’histoire de la physique depuis la naissance de la théorie de la relativité : des scientifiques du CERN ont peut-être déjà trouvé la preuve de l’existence de LA FORCE !

Oui, nous parlons de l’insaisissable Boson de Higgs. Un scientifique respecté du laboratoire de physique des particules a dit à la BBC qu’il s’attendait à avoir « un premier aperçu » du boson de Higgs la semaine prochaine.

Ce sera mardi, 2 équipes du LHC révèleront les résultats de leur recherche et les preuves de l’existence de ce fameux boson. Ils ont 10 candidats qui ont été trouvés dans les restes de 350 trillions de collisions en utilisant des détecteurs ATLAS et CMS.

C’est quoi ce Boson de Higgs ?
Selon la plupart des physiciens, il y a un champ de Higgs partout. Le boson de Higgs est le véhicule de ce champ, interagissant avec toutes les autres particules. « Un peu comme un chevalier Jedi dans Star Wars est le porteur de la Force », c’est ainsi que l’expliquait le National Geographic au moment de l’inauguration du LHC. Ou comme le dit Obi Wan « la Force nous entoure, nous pénètre et qui maintient la galaxie en un tout unique. »

Pourquoi c’est important ?
Le boson de Higgs est un pivot du modèle standard de la physique des particules mais personne n’a réussi à fournir des preuves de son existence. C’est une des principales raison pour laquelle le LHC a été construit. (Les autres raisons étant dans l’ordre: voyager dans le temps, ouvrir des portes vers d’autres dimensions, et détruire la Terre dans un trou noir).

La découverte de cette particule est fondamentale pour notre compréhension du fonctionnement de l’univers. C’est si important que, selon le précédent directeur de physique théorique du CERN, John Ellis, « Nous avons vécu avec la théorie de Higgs depuis près de 50 ans… c’est devenu notre Saint Graal ». Ellis dit que l’excitation parmi les scientifiques du LHC en Suisse est à son paroxysme. Ce qui n’est pas si difficile à comprendre si vous êtes déjà allé en Suisse, ce pays est d’un ennui. Blague à part, les scientifiques appellent cette particule, la particule de Dieu. C’est pour vous dire comme elle est importante.

Quand aura-t-on une photo de la particule de Dieu ?
Pas tout de suite. Les données de mardi ne seront pas confirmées avant qu’ils aient réussi à répéter ces preuves dans d’autres expériences. Les scientifiques espèrent y arriver pendant l’été prochain.

Comme le dit Sergio Bertolucci (directeur de recherche du CERN) : « il est trop tôt pour le dire… je pense qu’on aura des indications qui ne sont pas consistante avec sa non-existence [mais] on est sur la bonne voie pour le découvrir. »

Alors, que se passera-t-il quand ils auront découvert la particule de Dieu ? De toute évidence, ils détruiront l’univers. Mais avant ça, tous ces physiciens vont organiser une grosse fête et se mettre minable. [BBC News]


 

 

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L’anthropologue Renato Dávila Riquelme, a expliqué que la momie a 50 centimètres de hauteur, une tête d’aspect triangulaire, et de grandes cavités de l’oeil et  des molaires rares chez les humains.

la tête est triangulaire et énorme, en outre, la tête a presque la taille du corps et nous avons pensé que c’ était un enfant mais les médecins espagnols et russes sont venus et nous ont confirmé que c’est en fait un extraterrestre nous dit Renato Dávila.

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L’anthropologue  a annoncé la découverte de la momie présentant des caractéristiques non humaines.

 

Dávila Riquelme a expliqué que le corps a 50 centimètres de hauteur, tête triangulaire, les yeux grands, la fontanelle ouverte, cavité qui est la seule caractéristique des enfants jusqu’à 1 an et des molaires, ce qui démontre qu’il y a un écart énorme qui n’est pas commun chez les humains.

 

VIDÉO : LA MOMIE NON HUMAINS AU MUSÉE

http://www.rpp.com.pe/2011-11-17-cusco-hallan-momia-no-humana-en-andahuaylillas-segun-antropologo-noticia_423202.html   « conscience du peuple »

Traduction David Jarry ©2011
« 2012 un nouveau paradigme »

Via Wikistrike


Aux îles Caïmans, des moustiques modifiés ont été lâchés dans le cadre d’un essai de terrain inédit – et controversé – visant à lutter contre le vecteur de la dengue.

Maurice Mashaal

© Shutterstock/mrfiza

© Shutterstock/mrfiza
Le virus de la dengue est transmis par les piqûres de moustiques femelles, principalement de l’espèce Aedes aegypti. Le lâcher de mâles génétiquement modifiés de façon à ne pas avoir de descendance viable est une méthode envisagée pour réduire les populations du moustique et empêcher ainsi la propagation de la dengue.

Pour en savoir plus

A. F. Harris et al., Field performance of engineered male mosquitoes, Nature Biotechnology, vol. 29, pp. 1034–1037, 2011.

À lire aussi :

J. Carlson et A. Carey, Le moustique, expert en odeur humaine, Pour la Science n° 408, octobre 2011.

L’auteur

Maurice Mashaal est rédcateur en chef à Pour la Science

La dengue est une infection virale aux symptômes grippaux qui touche plusieurs dizaines de millions de personnes chaque année dans le monde. Certaines formes hémorragiques sont graves et parfois fatales. Il n’existe encore ni vaccin ni traitement spécifique de cette maladie transmise par les piqûres de moustiques, principalement de l’espèce Aedes aegypti. La lutte contre ce vecteur est donc l’une des priorités des autorités de santé dans de nombreux pays tropicaux.

Luke Alphey, zoologiste à l’Université d’Oxford et créateur de l’entreprise de biotechnologie Oxitec, a conduit avec huit collègues un essai de terrain qui suscite à la fois espoirs et réserves : sur l’île de Grand Caïman, un territoire britannique des Caraïbes, ces chercheurs ont procédé en 2009 à des lâchers de moustiques mâles génétiquement modifiés, une méthode envisagée pour diminuer les populations du moustique Aedes aegypti. Avec des résultats encourageants, selon eux.

Des moustiques ont été élevés en laboratoire et génétiquement modifiés de façon à ce qu’ils aient besoin d’un apport régulier de tétracycline, un antibiotique commun, pour survivre. L’idée sous-jacente est que, lâchés dans la nature, des mâles adultes ainsi modifiés s’accoupleraient avec des femelles et produiraient une descendance qui, privée de tétracycline, ne parviendrait pas à l’âge adulte. Alors, à condition que ces mâles modifiés soient des rivaux efficaces des mâles sauvages, la population de moustiques diminuerait rapidement.

L. Alphey et ses collègues ont d’abord effectué des tests en laboratoire, qui ont indiqué que les moustiques mâles génétiquement modifiés sont aussi compétitifs que les autres pour se reproduire, et que la mortalité de leur progéniture dépasse les 95 pour cent avant l’âge adulte.

Les biologistes ont ensuite lâché en quatre semaines près de 19 000 mâles modifiés sur un site de dix hectares de Grand Caïman. Le suivi des populations et des pontes, réalisé par échantillonnages, a montré que les mâles relâchés représentaient environ 16 pour cent de l’ensemble des mâles présents en ce site durant cette période, et que près de dix pour cent des larves écloses à la suite des lâchers descendaient des mâles introduits.

L. Alphey et ses collègues en concluent que les moustiques modifiés se reproduisent suffisamment sur le terrain pour que l’on envisage de tels lâchers afin d’éradiquer une population de Aedes aegypti. Toutefois, Vincent Corbel, entomologiste médical à l’ird, est très sceptique sur le rapport coût-efficacité de telles opérations. Il précise qu’une éradication nécessiterait des lâchers massifs, fréquents et simultanés en de nombreux endroits pour assurer la diffusion du gène d’intérêt dans la population ciblée.

Cette méthode de contrôle s’apparente aux lâchers de mâles rendus stériles par irradiation, technique appliquée avec succès depuis plusieurs décennies à certains insectes nuisibles, tels que la lucilie bouchère et la mouche méditerranéenne des fruits. Mais l’irradiation fragilise les moustiques mâles, dont la compétitivité devient insuffisante. La méthode des mâles génétiquement modifiés pallie cet inconvénient, mais en présente d’autres. Notamment ceux d’être plus complexe et d’introduire un nouveau gène dans la nature.

Source pourlascience


Le débat sur le nucléaire a pris beaucoup de vigueur ces derniers jours, en effet l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) soupçonne fortement l’Iran d’avoir travaillé à la mise au point de l’arme atomique. Si le sujet est plus que sensible, certains préfèrent dédramatiser …

Il est certain que le sujet ne prête pas à rire pourtant il est parfois agréable de prendre un peu de recul et de s’octroyer un moment de dérision. Sinon, bonjour l’ambiance et direction les bunkers.

Aussi, si vous vous demandez si vous pourriez survivre à une attaque nucléaire massive, la précision de Google Maps vous sera d’une grande utilité.

En l’occurrence tout dépend de votre lieu de vie, de graphismes et d’une abondance d’options apocalyptiques, guerre nucléaire oblige. Bref pour situer le contexte, le guerre a éclaté et l’être humain pensant indéniablement à l’avenir a choisi d’attaquer à coup d’armes de destruction massive. Elles portent pourtant un nom qui incite à la prudence … Mais là n’est pas le débat.

Voilà donc notre chère planète bleue assiégée de toutes parts par une myriade de missiles. Direction le site « Would I survive a nuke » pour savoir ce qu’il adviendra de vous.

Pour le coup nous avons même pu choisir l’arme qui nous tomberait sur le coin du nez, et la Tsar Bomba ne fait pas de cadeau … Du côté de la rédac’, ce ne sont pas des bonnes nouvelles, nous sommes tous décédés. Mais le site estime que nous devrions être heureux. En effet, à Paris nous n’avons rien vu venir, donc nous n’avons pas souffert. On nous précise même que les cafards n’ont pas survécu.

Si vous souhaitez vous essayez à cette simulation saupoudrée d’humour noir, c’est ici :

Rappelons juste la définition de l’humour noir : « humour visant à transformer des situations macabres, dramatiques en une vision prêtant à rire pour amorcer, derrière, une réflexion de fond. »

Aussi ce programme peut sensibiliser ceux qui sous-estiment la puissance du nucléaire.Voir l’étendue des dégâts fait réagir.

[Gizmodo] & [WouldIsurviveanuke]

© Kwest – Fotolia.com


Un Français a peut-être trouvé un moyen de nous rendre aussi immortel qu’un Happy Meal. Il s’appelle Jean-Marc Lemaître et il travaille à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier. Ce chercheur de 48 ans encore jeune dans sa tête affirme que le vieillissement est réversible.

Jusqu’en 2007, les théories sur le vieillissement affirmaient que « c’était l’accumulation de mutations sur le génome au fil des décennies qui faisait vieillir la cellule et finissait par l’empêcher d’assumer ses fonctions. » Lemaitre n’est pas d’accord et pense qu’on peut reprogrammer les cellules.

En 2007, il s’intéresse aux travaux des Japonais de l’équipe de Shinya Yamakanaka. Ils ont créés des cellules souches non embryonnaires avec les mêmes potentialités que les cellules souches embryonnaires. Ils ont reprogrammés des cellules souches adultes en insérant 4 gènes dans leurs noyaux.

Lemaître se dit qu’il faut réussir la même chose avec des cellules au stade de la sénescence, c’est-à-dire au moment où les cellules arrêtent de se diviser. C’est la dernière étape du vieillissement avant la mort cellulaire. Ce stade était considéré comme un point de « non-retour ». Il ajoute 2 gènes supplémentaires aux 4 gènes trouvés par les Japonais et là…

Les cellules âgées (de la peau prélevée sur des centenaires) se multiplient de nouveau et retournent à l’état de cellules souches embryonnaires. En bref, les cellules redevenaient jeunes et gardaient les caractéristiques qu’elles avaient après leur différenciation (dans son cas, en cellule de la peau).

Les applications de cette découverte sont immenses. Non seulement, on va mieux vieillir. Mais en plus, on va mieux vivre. Lemaître espère que sa technique permettra de régénérer le cœur des victimes d’infarctus, de permettre aux diabétiques de produire de nouveau de l’insuline…

Professeur Lemaître, si vous nous lisez, vos travaux pourraient bien changer le monde. Alors prenez bien soin de vous, l’humanité compte sur vous et un Nobel pourrait bien vous rendre immortel. [lePoint, Psychomedia, CNRS]

Via Gizmodo

 


Le dioxyde de carbone ne suffirait pas à expliquer la déglaciation de la Terre il y a 635 millions d’années.

Cécile Fourrage

IPGP

IPGP
L’englacement progressif de la Terre, lors de la glaciation du Marinoen, il y a entre 660 et 635 millions d’années (vue d’artiste). La Terre « boule de neige » était-elle totalement recouverte de glace ? Les estimations récentes de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone de l’époque suggèrent que non.

À voir aussi

Pierre Sans-Jofre

Pierre Sans-Jofre
Un affleurement de carbonates dans la carrière de Terconi, au Brésil. Ces carbonates, qui se trouvent directement au-dessus des sédiments glaciaires marinoens, ont été utilisés pour analyser la concentration en dioxyde de carbone de l’atmosphère lors de la déglaciation.

Pour en savoir plus

P. Sans-Jofre et al., A carbon isotope challenge to the snowball Earth, Nature, vol. 478, pp. 93-96, 2011.

L’auteur

Cécile Fourrage est journaliste à Pour La Science.

Au Marinoen, il y a entre 660 et 635 millions d’années, les températures avoisinaient –50°C et une couche de glace de plus de 100 mètres d’épaisseur recouvrait toute la surface de la Terre. Comment la planète est-elle sortie de cet épisode d’intense glaciation ? Selon l’hypothèse privilégiée jusque récemment, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone (libéré par les volcans) aurait entraîné un effet de serre suffisant pour faire fondre la glace. Pierre Sans-Jofre, de l’Institut de physique du Globe à Paris, et ses collègues ont néanmoins montré que cette concentration était bien inférieure aux précédentes estimations.

La glace et la neige réfléchissant la majeure partie de la lumière solaire incidente (fort albédo), seul un puissant effet de serre peut expliquer comment la Terre a pu se réchauffer et perdre sa gangue de glace. Pour contrer l’albédo élevé, la concentration atmosphérique théorique en dioxyde de carbone aurait dû atteindre 120 000 parties par million en volume (ppmv), soit 300 fois les valeurs actuelles.

En 2005 et 2008, des géochimistes avaient évalué la concentration en dioxyde de carbone pendant la déglaciation en étudiant la composition isotopique en bore et oxygène dans des carbonates (des roches sédimentaires) datées de 635 millions d’années. Cette concentration aurait été comprise entre 20 000 et 90 000 ppmv.

Pierre Sans-Jofre et ses collègues ont réestimé cette valeur à partir d’un indicateur du dioxyde de carbone atmosphérique : la différence de composition isotopique en carbone 12 et en carbone 13 des carbonates formés au cours de la déglaciation et de la matière organique associée. On peut relier cette différence à la concentration en dioxyde de carbone dissous dans les océans, dont on déduit celle de l’atmosphère. Cette mesure indique qu’il y a 635 millions d’années, la concentration en dioxyde de carbone n’a pas dépassé 3 200 ppmv, ce qui est très insuffisant pour permettre à la Terre de sortir de l’état « boule de neige ».

Ces géochimistes ont également réévalué à la baisse les estimations fondées sur le bore et l’oxygène. Ils concluent que le mécanisme de déglaciation s’appuyant sur une accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est à revoir. D’autres gaz à effet de serre, tel le méthane, pourraient avoir joué un rôle. À moins que la Terre n’ait jamais été totalement recouverte de glace : l’effet d’albédo étant alors moins important, un effet de serre moins puissant aurait dans ce cas suffi à amorcer la déglaciation.

Source pourlascience.fr


Gizmodo se lance dans l’animalerie ! Ce petit rat déplumé est à adopter … non, bien sur ce n’est pas le cas. Malgré son aspect un tantinet repoussant, ce rat-taupe est parti pour faire avancer la recherche contre le cancer.

Cette créature étonnante représente la fameuse fontaine de jouvence dont les exploits rythment nos légendes. Il est évident qu’on ne l’imaginait pas comme ça. Comme ce charmant animal pourra aider la recherche contre le cancer, nous passerons outre son physique disgracieux.

Comme vous pouvez le constater, ce rat-taupe est imberbe ou ne dispose que de quelques poils épars. Ses yeux sont quasiment inexistants, ce qui lui donne un air franchement effrayant. On l’imagine tout à fait hanter quelques romans d’horreur. Ainsi cette bête aux dents proéminentes vit dans des terriers du désert Africain.

La chose la plus remarquable chez cet animal est sans aucun doute son génome. D’après les scientifiques de l’université de Liverpool et d’Harvard, ces animaux sont la clef de la longévité et de la résistance au cancer. Les chercheurs ont trouvé de nombreux indices dans le séquençage de leur génome. Il faut dire que malgré leur petite taille et leurs conditions de vie, chacune de ces bestioles atteindra allégrement les trente ans.

En comparaison des rats typiques qui squattent les caves d’endroits souvent sordides, le rat-taupe a augmenté l’activité de certains de ses gênes. Ce sont ces derniers qui leur conféreraient longévité et santé. En réalité, leur environnement stressant aurait dû les conduire à contracter différents types de cancer. Pourtant pas une seule de ces bêtes n’a été atteinte. Leurs « super-gênes » sont un facteur déterminant sur le contrôle du stress, un des grands maux de notre temps.

Les gênes concernés étant adaptables au séquençage du génome humain, les scientifiques dirigent donc leur recherche sur ceux-ci. Ils seraient en mesure de jouer un rôle sur la détérioration de nos cellules. L’étude de ces étranges animaux permettra de mieux comprendre le processus de vieillissement et fournira également des données capitales pour la lutte contre le cancer.

Un jour, cet animal pourra éventuellement nous sauver la vie, d’un coup on le trouve presque mignon. Du coup on vous le remet en grand. Là.

On espère quand même que la contre-partie ne sera pas de lui ressembler.

[Gizmodo]