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Citadel premier Cheval de Troie en logiciel libre
Edition du 10/02/2012 – par Jean Elyan avec IDG News Service

 

Un cheval de Troie ciblant les utilisateurs de services bancaires en ligne serait en train d’évoluer rapidement et se propagerait tout aussi vite grâce à un développement Open Source « clandestin ».

Selon les chercheurs de l’entreprise de sécurité Seculert, les créateurs du malware Citadel ont adopté un modèle de développement Open Source qui leur permet de corriger collectivement les bugs et d’ajouter plus rapidement des fonctionnalités à leur logiciel malveillant. Citadel est basé sur ZeuS, l’un des plus anciens et des plus populaires Cheval de Troie mis au point pour pirater les services bancaires en ligne. Zeus a été abandonné par son créateur fin 2010, mais quelques mois plus tard, le code source de son malware a été diffusé sur le Net.

Depuis la publication de son code source, Zeus a servi de base au développement d’autres Trojan comme Ice IX, et aujourd’hui, Citadel. « Le 17 décembre 2011, pour la première fois, le laboratoire de recherche de Seculert a mis en évidence l’existence d’un botnet Citadel, » a déclaré le spécialiste de la sécurité dans un blog. « Le taux d’adoption et le développement de ce malware est en pleine expansion. » Seculert dit avoir identifié plus de 20 réseaux de zombies utilisant des versions différentes du Cheval de Troie. « Chaque version comporte de nouveaux modules et de nouvelles fonctionnalités, certaines proposées par les clients de Citadel eux-mêmes, » a indiqué l’entreprise de sécurité. L’aspect le plus intéressant de ce malware est sans aucun doute le processus adopté pour son développement. Les modalités de développement adoptées pour Citadel ressemblent à celles des communautés supportant des projets Open Source. « L’organisation est calquée sur le développement des logiciels courants : les créateurs de Citadel fournissent à leurs clients un manuel utilisateur, des avis donnant des détails sur les mises à jour et même un contrat de licence, » a déclaré Seculert.

 

Un ensemble d’outils pour personnaliser Citadel

 

A l’image de son logiciel parent, Citadel est vendu comme un ensemble d’outils logiciels criminels sur un marché clandestin. La boîte à outils permet aux fraudeurs de personnaliser le Cheval de Troie en fonction de leurs besoins et de leur infrastructure de commandement et de contrôle. Cependant, les auteurs de Citadel sont allés encore plus loin : ils ont créé une plate-forme en ligne sur laquelle leurs clients peuvent effectuer des demandes de fonctionnalités spécifiques, mais aussi signaler des bogues et même apporter leur contribution au développement des modules.

 

Les chercheurs, qui ont analysé les différentes versions de Citadel sur une courte période, ont pu constater qu’elles comportaient à chaque fois des améliorations conséquentes, comme l’apparition du chiffrement AES pour les fichiers de configuration, le blocage de sites scannant les virus sur les ordinateurs infectés, le blocage de services automatisés pour pister les réseaux de zombies et l’ajout de capacités de capture vidéo à distance des écrans sur les ordinateurs infectés. Seculert pense que le succès de ce Cheval de Troie pourrait amener d’autres auteurs de logiciels malveillants à adopter le modèle Open Source. « Cette récente évolution marque peut-être une nouvelle tendance dans le développement des logiciels malveillants, » a déclaré Seculert.

source: reseaux-telecoms.net


BRUXELLES – Le CERT.be, l’équipe fédérale belge d’intervention d’urgence en sécurité informatique, met en garde le pays contre un virus qui pourrait priver des ordinateurs belges de tout accès Internet à partir du 7 mars.

Le virus a déjà touché plus de 4 millions d’ordinateurs dans plus de 100 pays. Le CERT.be confirme que la Belgique pourrait être touchée mais ne connaît pas l’ampleur de l’éventuelle contamination.

Chaque utilisateur d’un ordinateur est invité à se rendre avant le 7 mars sur le site web www.dns-ok.be pour vérifier si ce virus infecte la machine et, le cas échéant, le supprimer.

Le virus est né d’une fraude en ligne montée par six hackers estoniens qui ont réussi à pirater des millions d’ordinateurs, les redirigeant vers des sites web spécifiques contenant des publicités. La bande a été arrêtée par le FBI après deux ans d’enquête.

« Le danger est désormais écarté car le FBI a créé un serveur provisoire qui intercepte la redirection du virus », déclare Christian Van Heurck, coordinateur de CERT.be. « Mais ce serveur provisoire disparaîtra le 7 mars, et les ordinateurs infectés ne pourront plus accéder à l’Internet. C’est pourquoi il est si important que chacun teste son appareil à la recherche d’une infection sur http://www.dns-ok.be ».

Le CERT.be précise toutefois que les tablettes et les smartphones ne sont pas concernés par le virus.

Source: lavenir.net


Via Wikistrike


Alicia Jalu, une des locataires du premier collectif breton HLM conçu selon la norme dite « passive », très en vogue en Europe du Nord. Elle passe ici sous son capteur solaire et montre, ci-contre, la VMC double flux, qui permet de réguler qualité de l’air et température.

Photo : Joël LE GALL / Ouest-France

Depuis quinze jours, tous les Français luttent contre un froid russe en poussant leur chaudière à fond. Tous ? Non ! À Saint-Léry, bourgade du centre Bretagne, d’irréductibles habitants n’allument même pas le chauffage. D’ailleurs, ils n’en ont pas. Ils habitent un logement social dit « passif », conçu pour s’en passer…

Un plan Grand froid, à ne pas laisser un SDF sortir de sa maison selon la secrétaire d’État à la Santé ? Quel froid ? À Saint-Léry, cette semaine, Alicia Jalu nous a reçus en chaussettes légères sur le parquet, juste couverte de son pull de pompier volontaire, par obligation. « Je suis d’astreinte, s’est excusée cette blondinette de 21 ans, qui paraît frêle comme un feu de brindilles. Je peux être appelée n’importe quand… Mais entrez

Merci. On connaissait ces nouvelles maisons dites « passives », encore plus économes en énergie que la norme BBC (bâtiment basse consommation) et on voulait vérifier cette promesse d’architecture sans chauffage. Au plus fort de l’hiver. Au bourg – 180 âmes nichées dans d’adorables et typiques maisons de schiste rouge -, la population affichait aussi son scepticisme. « Nous, on a nos cheminées, du bois. Mais eux, là-bas, j’me demande bien comment ils vont », s’inquiétait une octogénaire, jeudi. Elle frissonnait pour « les p’tits nouveaux », qui ont pendu leur crémaillère en avril, sur la route de Mauron.

Cette sollicitude amuse Alicia. Il fait bon chez elle, même en tee-shirt. Combien de degrés ? « Aucune idée. » Mais le froid, elle connaît ; elle travaille à l’usine de Kermené, la filiale d’abattage et de transformation de viande de Leclerc, gros employeur du secteur. Notre thermomètre est formel : 20°. « Et sans chauffage, garantit la jeune femme. On a juste allumé le radiateur d’appoint, le matin, cette semaine, les jours où il a fait – 5°C. Et qu’il n’y avait pas un seul rayon de soleil sur la baie vitrée ».

Ici, c’est le domaine des Courtieux. Une des premières HLM de France « passives ». Il comprend quatre logements de 70 mètres carrés, avec un salon-cuisine au rez-de-chaussée, deux chambres et une salle de bains à l’étage. Le tout cloisonné dans le meilleur isolant.

Un cocon orienté vers le soleil du sud, ventilé par une VMC doubler flux dernier cri et arrosé d’eau chaude par des capteurs solaires individuels. Le top du top. « Le plus difficile a été de choisir les matériaux les plus performants tout en limitant les surcoûts », indique l’architecte rennais Georges Le Garzic. Plus 10 % à l’achat quand même pour les proprios, Bretagne Sud habitat.

« 0,85 € d’électricité en décembre »……..[…]

Lire l’article entier sur Ouest-France via les moutons enragés.fr


par Nadia Khost

« L’intellectuelle Nadia Khost, figure très respectée et estimée en Syrie, est l’auteur de ce texte dense, brillant, porté par le souffle de son indignation vis-à-vis de ceux qui s’emploient aujourd’hui à détruire son pays et son indépendance. » Silvia Cattori

Se préparant à envahir l’Irak, Bush envoyait au monde ce message menaçant : « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ! ». Cette même dictature brutale utilise aujourd’hui ce même langage sous prétexte de promouvoir la « démocratie ».

N’est-ce pas ce que signifie le « dégoût » exprimé par la représentante des États-Unis, au sujet des vétos russe et chinois ? Il n’est même pas permis à de grandes nations comme la Chine et la Russie d’avoir une vision différente de celle des États-Unis ! Quant au président français, Nicolas Sarkozy, il ne reconnaît que la seule décision occidentale légitimant l’ingérence en Syrie !

Conformément à cette vision de la « démocratie », le projet occidental a déterminé les caractéristiques de l’État syrien qu’il veut fabriquer :

  1. Il n’a pas exigé des élections qui révéleraient l’État que les citoyens syriens acceptent et celui qu’ils refusent. Cela, malgré le fait que la nouvelle loi sur les élections a garanti le droit des représentants des candidats de surveiller les urnes du début des élections, jusqu’à l’ouverture des urnes.
  2. Il ne s’est pas soucié des millions de Syriens qui ont manifesté en Syrie en criant « Non à l’ingérence ! ».

Ceux qui ont suivi les manifestations savent que c’est la réponse des Syriens au projet de l’Occident et du Golfe, et aux bandes armées. Ils remarqueront également que les femmes au foyer ont participé avec ardeur à ces manifestations.

Les dirigeants occidentaux ont ignoré les choix et les volontés du peuple syrien ; ils ont fermé les yeux sur les gangs armés, même après que les observateurs de la Ligue arabe aient consigné leurs crimes.

Une première manifestation de « démocratie » donnée par le Conseil de salut national d’Istanbul [1] a consisté à frapper à coups de bâtons la délégation d’artistes et d’intellectuels et la délégation des opposants syriens de l’intérieur, à l’entrée du siège de la Ligue Arabe au Caire, parce que ces deux délégations refusaient l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la Syrie.

Et à la suite du débat sur le dossier syrien au Conseil de Sécurité de l’ONU, les partisans de ce Conseil d’Istanbul ont attaqué les ambassades syriennes au Caire, au Koweït, à Athènes, à Amman, à Berlin, à Londres. Ils ont saccagé ou pillé les locaux ; ils ont frappé le personnel qui s’y trouvait.

Quelle belle expression de « démocratie » !

D’où viennent ces « démocrates » soudainement apparus ? La rue syrienne n’a pas entendu leur voix avant mars 2011 !

Alors que nous, les Syriens de l’intérieur, nous avions critiqué la politique qui a conduit à l’économie de marché, et les responsables de cette politique. Nous avions souligné la continuité entre la politique et l’économie, et la relation entre la position politique nationale et les droits de l’Homme. Nous avions mis en garde quant aux conséquences dangereuses de la privatisation. Et nous avions affirmé que le salut de la nation passe par la garantie du secteur public.

Nous, les Syriens de l’intérieur, avions également rappelé l’œuvre de Khaled Alazem, l’économiste de la bourgeoisie patriotique qui, dans les années 50, avait participé à la mise en place d’un système public puissant, avec l’aide de l’Union Soviétique. Et nous avions dénoncé publiquement la tutelle exercée par certains hauts fonctionnaires, notamment les maires, et combattu l’expropriation des maisons privées.

Et à cette époque, après avoir participé à des congrès, à des réunions, ou après avoir écrit des articles, nous rentrions chez nous en toute sécurité, même après minuit. Nous allions au théâtre, à des conférences culturelles. Nous nous déplacions entre Damas, Alep et Lattakié. Nous allions chercher l’eau pure de la source Boukein, et cueillir les coings et les pommes de Zabadani. [2]

Tandis qu’aujourd’hui, grâce aux méfaits du projet de « démocratie » occidentale et qatarie, le citoyen syrien ne peut plus se rendre en voiture à Alep, car les brigands armés les mitraillent et qu’ils risquent de subir le sort des ouvriers du textile dont le car a été soufflé à l’explosif à Idleb. Ou le sort de l’ambulancier tué à Rastan. Ou le sort du médecin kidnappé à Hama. N’importe quel citoyen syrien peut être tué, pendant que ses tueurs « démocrates » le filment et reçoivent, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, le salaire des images atroces qu’ils livrent à Al Jazeera ou Al Arabiya [Leurs commentaires disant que ce sont les forces de Bachar el-Assad qui les ont tués. – NdT].

La Syrie n’a jamais connu un tel mépris de l’être humain ! Et l’Occident et ses laquais du Golfe prétendent débarrasser son peuple d’une dictature ?

Pourquoi donc ne connaissions-nous pas la peur avant mars 2011 ?

Nous nous promenions sans peur. Nous allions de Damas à Lattakié, sur la route de Bloudan [la même route qui conduit à Zabadani – Ndt] embouteillée par les sorties du week-end. Nous allions nous promener à la Ghouta [les vergers autour de Damas – Ndt] durant la floraison des pêchers et subissions parfois les embouteillages sur la route de Lattakié à Damas.

Pourquoi cette « démocratie » est-elle venue semer la peur avec ses tirs, ses explosifs, nous interdisant de voyager, de sortir en excursion en fin de semaine ? Pourquoi répand-t-elle la terreur sur la route aux environs de Talkalakh, en ces lieux où des gangs de tueurs et de trafiquants d’armes peuvent à tout moment attaquer les voyageurs ?

Pourquoi les hôtels de la côte et les routes verdoyantes sont-ils maintenant désertés ? [dans le nord de la Syrie – Ndt] Pourquoi n’avons-nous plus de soirées pour agrémenter nos nuits ? Même dans le quartier paisible de Mezzé, [banlieue résidentielle de Damas – Ntd], une voiture piégée a été déminée hier.

Qui peut oser s’opposer aux bandes armées là où elles déploient leur menaçante influence ? Combien de commerçants dans la banlieue de Damas n’ont-ils pas été tués parce qu’ils ont refusé de fermer leur commerce de manière à simuler une grève générale spontanée contre le régime ?

Nous découvrons, sur les écrans télévisés, qui sont ces opposants qui, en Syrie, mettent à exécution par les armes le projet « démocratique » programmé par les pays du Golfe et l’Occident.

Voici par exemple le cas d’un Libanais qui vivait de la contrebande de marchandises vers la Syrie et qui a perdu son « travail » suite à la crise au Liban. Un autre Libanais lui a alors proposé un trafic d’armes et de drogue vers la Syrie. Trois transports lui ont rapporté la somme de 20 000 livres syriennes !

Il y a de quoi méditer sur la situation de détresse, de pauvreté et d’ignorance qui conduit un homme à accepter de devenir une machine à tuer, pleine de haine. Consacrées au financement de projets constructifs, les sommes versées à des bandes armées par les pays du Golfe auraient pu arracher à la misère cette classe sociale déchue.

Aucun doute possible : ces gangs ne sont pas une « armée libre » qui se sacrifie pour sa patrie. Ce sont des criminels ; des mercenaires. A-t-on jamais vu une « armée libre » se réjouir en démembrant ses frères et sœurs, ou en les jetant dans le fleuve Oronte, têtes coupées sanguinolentes ?

A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine une « armée libre » faire exploser des trains, détruire des gazoducs, des oléoducs, des réseaux d’électricité, brûler les immeubles, les biens publics, piller des camions transportant du sucre, du riz ou du mazout, au détriment de son peuple ? A-t-on jamais vu une « armée libre » assassiner les techniciens, médecins, scientifiques, et professeurs d’universités ; enlever leurs frères et sœurs pour ensuite demander à leurs pauvres parents une rançon en contrepartie de leur libération ?

A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine, des princes et des tyrans financer une « armée libre » patriotique ? Est-il pensable qu’une armée arabe patriotique puisse être équipée d’armes fabriquées par l’État d’Israël qui occupe le Golan syrien ? Est-il acceptable que des chaînes télévisées étrangères se consacrent à filmer et présenter des criminels d’une prétendue « armée libre » sous un angle élogieux !?

Radwan Zyiadé, membre du Conseil de salut national, a demandé que le dossier syrien soit étudié sous l’article 7 [de la Charte des Nations Unies –Ndt], qui autorise une intervention militaire étrangère contre la Syrie. Y a-t-il jamais eu des mouvements de libération dans le monde qui ont vu leurs dirigeants réclamer une intervention militaire contre leur propre pays ?

Tout au contraire, les mouvements de libération ont été créés pour empêcher l’ingérence !

Donc, le différend entre la Syrie, les dirigeants occidentaux et leurs accolytes syriens, ne porte pas sur la démocratie. Ces États, qui soutiennent les régimes tyranniques du Golfe, qui ont envahi la Lybie, qui ont commis des crimes à Abou Ghraïb, qui ont tué plus d’un million d’Irakiens, et qui garantissent l’impunité des criminels de guerre israéliens, ne défendent pas la démocratie.

Le célèbre journaliste Mohamed Hasanein Haikal nous dit :

« Ce que vit le monde arabe actuellement n’est pas un printemps, c’est un nouveau Sykes-Picot pour le diviser et se partager ses richesses et ses positions stratégiques. »

Je puis en témoigner. Je fais partie des onze membres, d’horizons différents, qui ont rédigé la nouvelle loi sur les médias ; le premier résultat obtenu sur le chemin des réformes. Nous nous sommes inspirés des lois établies en Occident pour garantir le respect de la liberté de l’information qui, découvrons-nous, ne sont pas respectées par les médias occidentaux qui cachent à leurs peuples la vérité sur les événements en Syrie. Nous avons entendu des représentants des Nations Unies, et des médias égyptiens et libanais. Nos réunions étaient très animées, les différents avis s’affrontant. Nous avons su nous mettre d’accord sur la loi qui garantit le droit à l’information, l’interdiction d’emprisonnement. Et qui exige la transparence et la déclaration du financement des médias et l’interdiction d’autorisation à n’importe quel média qui serait fondé sur des bases confessionnelles ou ethniques. Et nous nous sommes mis d’accord pour que la relation avec les chaînes, les journaux et les radios ne dépende plus du ministère de l’Information, mais d’un « Conseil national de l’information à créer ».

Ce conseil a vu le jour le 20 novembre 2011. Il est composé de personnalités variées ayant une expérience dans les médias, et qui partagent l’objectif de protéger la liberté d’expression sous le toit de la patrie. Ce conseil a organisé des rencontres avec diverses personnalités médiatiques, qui ont fait part de leur expérience et de leur critique pointue de la réalité médiatique et politique, et qui ont exprimé leurs points de vue et leurs propositions. Le Conseil a pris note de tout cela pour en tenir compte dans la rédaction de la politique relative aux médias.

Dans le bâtiment où nous nous rencontrions, se réunissait aussi la commission chargée de la rédaction de la nouvelle Constitution, composée de personnalités venues de la société civile, des partis politiques ainsi que de techniciens et de spécialistes. Des articles que l’ont croyait intouchables ont été complètement modifiés. Le texte de la nouvelle Constitution sera publié et soumis à référendum.

Pendant ces mois orageux, a été rendue publique la Loi sur les partis qui interdit qu’ils soient créés sur des bases religieuses, confessionnelles ou ethniques, et qui exige la transparence de leur financement. Quatre nouveaux partis ont été constitués. La loi sur les élections a déjà été publiée. Ces lois sont les bases d’une nouvelle vie politique. Pouvons-nous l’ignorer ?

Nous ne pouvons pas ignorer non plus un événement d’une grande importance : la rencontre consultative qui a réuni 200 personnalités syriennes, représentant les divers courants politiques et idéologiques, présidée par le vice-président de la République. J’y ai participé en tant qu’écrivain indépendant. Nous avons entendu des interventions que, je pense, aucune institution politique arabe dirigeante ne supporterait. Certaines ne réclamaient pas seulement la suppression de la constitution du paragraphe relatif à la gouvernance du pays par le parti Baath, mais demandaient la suppression du parti lui-même, en feignant d’ignorer ce que ce parti a apporté en matière de santé publique, d’éducation nationale et d’aide économique dont jouit le peuple syrien, sans oublier sa politique étrangère d’indépendance nationale et patriotique… en feignant aussi d’ignorer les bandes armées qui sévissent actuellement sur notre territoire !

N’importe quel politicien objectif ne peut ignorer que le parti Baath est la colonne vertébrale de la vie politique syrienne aujourd’hui, et que sa suppression ou sa dissolution entraînerait un chaos semblable à celui qu’a connu l’Union soviétique après sa chute. Ceci ne nie pas la nécessité nationale de l’épurer des opportunistes et des corrompus. Et ceci s’applique aussi aux autres partis.

Et c’est ainsi que se sont déroulées, durant les derniers mois, des réunions pour étudier les événements en Syrie, dont une réunion rassemblant environ 400 anciens diplômés de Russie et des États de l’ex-Union soviétique, dont beaucoup se sont exprimés avec extrémisme et dureté. J’ai parlé du libéralisme économique qui a créé une couche sociale pauvre que l’ingérence étrangère a instrumentalisée. J’ai critiqué les partis politiques qui se sont éloignés du peuple, le laissant aux mains des imams des mosquées. J’ai demandé la mise en jugement du ministère du Tourisme, de l’ancien gouverneur de Homs, et la mise à l’écart du président de l’Union des écrivains.

Malgré tout cela, nous sommes rentrés chez nous en toute sécurité.

J’ajoute que je suis intervenue dans les congrès des écrivains, critiquant la manière de diriger le pays, les membres de cette direction, et la corruption. Nous étions de nombreux écrivains à aller dans le même sens lors du dernier Congrès des écrivains, avant les événements. Dix sept écrivains ont critiqué sans réserve les institutions politiques.

En outre, nous avons combattu l’expropriation de la rue du Roi Fayçal par la municipalité qui voulait tout démolir. Nous avons arrêté le projet. Nous avons arrêté la destruction d’un ancien quartier arabe que les Français connaissent et étudient, au cœur de la ville moderne de Damas.

Nous combattons les promoteurs, la corruption des mairies, et l’infiltration sioniste par des prix attribués à l’élite culturelle de Damas.

La lutte apparaît ainsi complexe, pas seulement reliée aux divers courants politiques, mais également aux intérêts de divers groupes, ou aux visées de certains. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de faire prévaloir la compétence et la loyauté à la patrie, et non pas la loyauté au parti. Les autres partis aussi – et pas seulement le parti Baath – mettent en avant la loyauté au parti.

Nous répétons le dicton : le droit ne meurt pas tant qu’on le revendique. Je crois que la démocratie se construit pierre par pierre, et ne s’importe pas.

Qu’amène aujourd’hui le projet « démocratique » de l’Occident et des pays du Golfe ? Il ne fait que rajouter à nos soucis ses bandes armées et sa guerre médiatique ! Il n’écoute pas les millions de Syriens qui crient : « non à l’ingérence ». Sa démocratie commence là : « avec nous ou contre nous. »

Parce que nous refusons cette ingérence et que nous croyons que tous les courants doivent participer à la vie publique pour la corriger, et améliorer la vie en Syrie.

L’opposition extérieure, exactement comme les bandes armées, accuse ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, d’être à la solde du régime. Quoi que pensent ces prétendus « démocrates » des Syriens qui refusent l’ingérence étrangère et arabe, nous disons en toute franchise que les Conseils qui sont créés dans le giron de l’occupant occidental, avec l’argent qatari, sont coupés du peuple syrien.

Je n’arrive presque pas à croire qu’un intellectuel comme le chef du Conseil national d’Istanbul, ne sache pas que « couloir humanitaire » signifie intervention militaire ! Qu’il ne sache pas que le Conseil de Sécurité a décrété l’embargo contre l’Irak, mais n’a pas libéré le Liban, et n’a pas utilisé l’article 7 pour empêcher l’État d’Israël de massacrer le peuple palestinien ! Qu’il ne sache pas que les « négociations » n’ont pas amené les Palestiniens à libérer un pouce de leurs terres, et n’aboutiront jamais à la libération du Golan !

Que ces prétendus « démocrates » nous permettent de refuser un tel comportement.

Nous répétons, avec le peuple syrien :

« Ce qui ce passe en Syrie n’est pas une révolution mais crimes, chaos, et destruction d’un pays qui connaissait la sécurité. Le changement en Syrie est refusé s’il est imposé par une ingérence extérieure, et accepté s’il est obtenu par la voix des urnes. »

L’attaque contre les ambassades syriennes n’est pas une action politique ; c’est l’œuvre de voyous et de malfrats.

Je répète ce que j’ai dit dans un débat télévisé :

« Les constitutions sont modifiées pour correspondre aux évolutions des peuples, mais doivent l’être avec respect car elles font partie de la mémoire des peuples. Le changement en Syrie ne se fondera pas sur le mépris du passé et les courbettes aux dirigeants politiques extérieurs. »

En tous cas, ce n’est pas l’amour de la démocratie qui fait se précipiter les princes du pétrole et les dirigeants occidentaux de l’occupation pour organiser les bandes armées, encenser la façade syrienne émigrée, et acheter les décisions de la Ligue Arabe.

Cette démocratie n’est qu’un papier d’emballage trompeur, enveloppant un projet de réorganisation de la carte de la région par la force ; et qui vise à arracher la pierre syrienne du mur de la résistance arabe. Ces propositions sanglantes cachent la stratégie occidentale sioniste et protègent les crimes des bandes armées.

La séance du Conseil de Sécurité sur le dossier syrien nous a montré les représentants de la trahison suprême, face à la dignité syrienne en la personne de Bachar Al Jaafari, de sa culture, son honnêteté et sa douleur.

La vraie discorde porte sur notre droit de souveraineté nationale, et notre refus de l’occupation israélienne. Un droit lié à nos traditions nationales et à notre Histoire syrienne ; que nous avons hérité de Choukri Al Asali, député de Damas au parlement turc en 1911, qui a démasqué l’infiltration sioniste en Palestine. Ceci fut l’une des raisons pour lesquelles il a été exécuté ainsi qu’une élite d’intellectuels et d’hommes politiques de la bourgeoisie syrienne.

La Palestine est dans le cœur des Syriens

Depuis le Congrès Syrien de 1920 qui a déclaré l’indépendance de la Syrie et le refus du pays sioniste – en passant par la révolution syrienne qui a donné à la Palestine Al Kassam, qui y a organisé la résistance, et fut tué en 1935, et l’insurrection simultanée syrienne et palestinienne contre l’occupation en 1936 – des Syriens se sont dévoués pour protéger la Palestine, dont Said El Aas, le penseur révolutionnaire, qui y est tombé en martyr.

La Palestine est dans le cœur des Syriens ; il n’y a pas de Syriens de la génération de l’Indépendance qui n’aient pas participé à la défense de la Palestine et il est difficile de compter les martyrs syriens en Palestine.

M. Debjen qui était à l’orphelinat islamique de Homs, que mon beau-père a fondé, m’a raconté qu’avec deux de ses amis, il s’est engagé pour lutter contre l’occupant sioniste en 1948 ; ils étaient très jeunes, le troisième n’est pas revenu.

En 1949, le dictateur Hosni al Zaïm a déclaré qu’il nouerait des contacts avec l’État d’Israël ; le prince Adel Arslan, ministre des Affaires étrangères, lui a aussitôt répondu : je ne reconnaîtrai pas cet Etat et je ne rencontrerai pas son ministre des Affaires étrangères et je ne permettrai à aucun fonctionnaire de mon ministère de le rencontrer. Ce sont les contacts d’Hosni al Zaïm avec Israël qui ont conduit à son assassinat.

La mémoire de chaque Syrien est pleine de noms et d’images inoubliables de la lutte arabo-israélienne. En raison de ce passé sanglant, les Syriens sont convaincus qu’Israël, en plus d’être un État raciste, est une base militaire d’occupation qui protège le projet de domination occidentale dans la région, comme l’ont prouvé ses attaques agressives et expansionnistes. En tant que Syriens notre résistance à l’expansionnisme est dans notre âme ; et notre vie même est tressée autour de cette lutte. C’est ainsi que notre destin personnel est lié au destin de la Syrie, qu’on veut arracher à la résistance arabe.

Dans son discours du 4 février, l’ambassadeur de Syrie à l’ONU, M. Bachar Jaafari, a cité deux vers du poète Nizar Kabbani rappelant des certitudes profondément ancrées dans l’âme syrienne. Car Nizar Kabbani, n’est pas seulement l’enfant adulé de la bourgeoisie damascène, connu pour ses poèmes d’amour ; il a porté comme chaque Syrien, les valeurs du panarabisme ; il a écrit : « la poésie est lâche si elle n’est pas portée par la colère ». Sa colère s’adressait à ceux qui se sont précipités pour signer des accords avec Israël et aux hommes corrompus du pétrole. C’est pourquoi ses funérailles ont donné lieu à un grand hommage populaire. Un avion privé syrien envoyé par le président avait transporté sa dépouille de Londres à Damas. Les Syriens se sont emparés du cercueil et l’ont porté sur leurs épaules dans un cortège populaire que Damas n’avait plus vu depuis les funérailles de Fakhri Al Baroudi, l’homme de l’indépendance, le compositeur des hymnes que les peuples arabes se sont transmis.

Les gens l’ont porté jusqu’à la mosquée des Omeyyades, le plus important monument construit par les Omeyyades à Damas ; ils ont prié et l’ont porté à nouveau sur leurs épaules jusqu’au cimetière, traversant Damas du nord au sud, à pieds, car Kabbani a mêlé sa loyauté à sa ville, à la loyauté au panarabisme. Il a incarné l’âme syrienne par sa douleur pour la Palestine, par son refus du sionisme, par son mépris des dirigeants pétroliers et par sa fierté de la civilisation syrienne.

Bachar Jaafari a exprimé cette essence profonde lorsqu’il a cité ces deux vers du poème de Nizar : « Ô Damas, trésor de mes rêves et de mes escapades, me plaindrai-je à toi de l’arabisme ou des arabes ? » Si les représentants du Qatar et de la Ligue Arabe étaient cultivés, ils auraient su que la suite du poème leur rappelle qu’en trahissant la Syrie ils trahissent aussi la Palestine.

Kabbani dit dans ce poème :

« Ils ont abreuvé la Palestine de rêves colorés, ils l’ont nourrie de paroles vaines et de discours, ils ont vécu en marge des événements et n’ont pas bougé pour la terre volée et l’honneur violé. Ils ont laissé Jérusalem nue à même la boue, livrant ses seins à tout venant ».

Qui sont-ils ceux là qui gaspillent l’argent et ne secourent pas la Palestine ? Kabbani les a énumérés : Ceux qui se sont baignés dans des mers de pétrole, ceux qui ont bu le sang des hommes libres ! Et leurs représentants au Conseil de Sécurité siégeaient en face de Jaafari : le Qatari et sa suite, le président de la Ligue Arabe dont le fils travaille au Qatar !

Il est donc impossible d’imaginer un État syrien coupé de son Histoire et de sa mémoire ! Impossible car le peuple porte sa mémoire dans son âme ; ce ne sont pas des pages de livres d’histoire. Il y a là un fossé entre des millions de Syriens fiers de leur Histoire, et une poignée d’intellectuels inconnus avant que les médias occidentaux ne leur battent les tambours, et ne les poussent en avant comme des « représentants légaux » de la Syrie, le Qatar ayant financé leurs réunions, leurs hôtels et leurs déplacements.

L’utilisation de l’ancien drapeau dans leurs réunions, imitant les Libyens à qui le Qatar a apporté des milliers de drapeaux royaux, n’est pas passé inaperçu aux yeux des Syriens.

Par contre, ceux qui l’ont brandi n’ont pas remarqué que c’est le drapeau de la résistance contre l’occupation française ; le drapeau de la souveraineté nationale ; le drapeau des Syriens qui ont combattu le sionisme et Israël ; notre drapeau que le président Chukri Al Kouatli a mis de côté en cédant son siège à Nasser, au nom de l’unité arabe.

La rencontre et le dialogue sont-ils possibles entre ces deux camps ? La condition du dialogue est la position envers l’Etat d’Israël et le sionisme, et vis-à-vis de l’ingérence extérieure. En Syrie, il y a des opposants honnêtes, non corrompus par l’argent du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, n’ayant touché aucun pot de vin occidental, n’ayant pas bradé la souveraineté nationale, et ayant une position claire vis-à-vis d’Israël et du sionisme.

Ceux-là affichent leur rejet de la corruption politique et financière. Ils exigent une transparence qui, peut être, ne peut exister. Ils peuvent avoir des points de vue irréalistes, mais ils se distinguent par leur maturité politique et leur courage. Le Dr. Faez Fawwaz et Salim Kheirbek ont passé plus de dix ans en prison. Malgré cela, ils ne sont pas tombés dans la haine qui pousse à la vengeance, jusqu’à la destruction du pays.

De pareils opposants sont les garants de la démocratie et de la droiture ; de la souveraineté et de la protection de la société contre le fléau de la corruption. Pour ne pas répéter des erreurs comme celles qui ont conduit à ce qu’un homme corrompu, comme l’ex- gouverneur de Homs, puisse trahir son pays et fermer les yeux sur la construction d’un réseau de communication souterrain, participant ainsi à la préparation de la rébellion.

La position envers Israël, le sionisme, et l’ingérence extérieure, est pour les Syriens la condition pour le dialogue national ; c’est pourquoi le politicien Qadri Jamil [figure de l’opposition de l’intérieur – Ndt] a annoncé : « Nous ne participerons pas à un dialogue où le Conseil d’Istanbul serait présent ». C’est ainsi que les Syriens rejettent ceux qui rencontrent la télévision israélienne, ceux qui font appel au sioniste Bernard-Henri Lévy, pour qu’il fasse en Syrie ce qu’il a commis en Lybie ; ceux qui se sentent honorés de rencontrer Clinton, Sarkozy et Juppé.

Ceci n’est pas qu’une question politique, c’est une question de conscience et de morale, et les Syriens en sont fiers.

Enfin, c’est le droit des Syriens, après avoir regardé la séance du Conseil de sécurité sur le dossier syrien, de se sentir fiers d’être plus humains, et plus cultivés, et plus démocrates que ces menteurs représentant les forces d’occupation occidentales qui ont versé le sang des Libyens, des Irakiens, des Libanais. Il est de leur droit de mépriser ces politiciens menteurs qui, hier, affirmaient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, et qui affirment aujourd’hui que l’armée syrienne tue les civils alors que des dizaines de soldats syriens sont tués chaque jour.

Lorsque l’on compare Bachar el-Assad aux chefs d’États occidentaux qui, par le mensonge, dissimulent les buts de leur guerre contre les peuples, la différence est énorme. Ces derniers se moquent de la « démocratie occidentale » : Sarkozy n’a pas supporté la révolte des jeunes des banlieues et les a pourchassé, et la « démocratie » d’Obama n’a pas toléré les Indignés pacifiques contre la voracité capitaliste. Ce sont ces « démocrates » qui demandent aux Syriens de supporter les crimes de bandes armées !

En suivant la séance du Conseil de Sécurité, les Syriens ont vu des hommes de grande stature face à des nains. Ils ont vu des personnalités occidentales -qui n’ont probablement pas lu le « Faust » de Goethe cité par Bachar Jaafari- qui mentaient, sans honte aucune, devant lui. Et les représentants russe et chinois qui eux ont appuyé la Syrie par leur veto, signifiant à l’Occident colonialiste qu’il n’avait plus les mains libres pour imposer sa démocratie sanglante.

Dr. Nadia Khost

Dr. Nadia Khost, écrivain syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la civilisation arabe — vit à Damas.

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Notes

[1] Le Conseil de salut national a été élu par l’opposition syrienne le samedi 16 juillet 2011 à Istanbul

[2] Boukein et Zabadani sont des lieux de villégiature proches de Damas, dans les montagnes sur la route du Liban ; la vallée de Zabadani est réputée pour ses vergers.

Texte original : PDF (en arabe)

Traduction : Rim pour silviacattori.net via mecanoblog


Publié le 14/02/2012 | 00:07 , mis à jour le 14/02/2012 | 08:02
La page web de l'agence de notation Moody's, à Paris, le 17 janvier 2012.

La page web de l’agence de notation Moody’s, à Paris, le 17 janvier 2012.
(JOEL SAGET / AFP)

Un mois jour pour jour après la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s, sa concurrente, l’agence de notation Moody’s, a placé sous perspective négative le « Aaa » français, lundi 13 février. Fin janvier, l’agence Fitch avait elle aussi abaissé la note de cinq pays de la zone euro, dont l’Italie et l’Espagne.

L’agence de notation a aussi abaissé les notes de six pays européens. FTVi décrypte cette décision.

• Quels sont les pays visés par Moody’s ?

Moody’s a abaissé la note de solvabilité de l’Italie d’un cran, à « A3 », celle du Portugal d’un cran à « Ba3 », et celle de l’Espagne de deux crans à « A3 ». La Slovaquie et la Slovénie sont, elles, sanctionnées par un abaissement de note d’un cran, à « A2 », et Malte voit sa note abaissée d’un cran également, à « A3 ».

L’agence américaine attribue désormais une perspective « négative » au « Aaa » de la France, du Royaume-Uni et de l’Autriche.

• Pourquoi ces pays sont-ils sanctionnés ?

Selon Moody’s, les neuf pays de l’Union européenne concernés soit pas un abaissement de leur note, soit par une perspective négative, sont susceptibles d’être affectés « par les risques financiers et macro-économiques grandissants émanant de la crise de la zone euro ». Les incertitudes liées aux réformes institutionnelles envisagées dans la zone euro, couplées à des perspectives de croissance anémiques dans la région, continueront à affecter la confiance des marchés financiers, estime l’agence de notation.

Moody’s écrit cependant que « l’engagement des autorités européennes à préserver l’union monétaire et à mettre en œuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l’ampleur des ajustements de notes ».

Pour la France, l’Autriche et le Royaume-Uni, l’agence parle de « pressions sur le crédit augmentant la fragilité de leurs comptes publics, et de leurs efforts d’austérité, vis-à-vis d’une éventuelle détérioration de l’environnement économique européen ».

• Que peut faire la France pour conserver son triple A ?

La France conserve sa note Aaa, la meilleure possible, mais elle pourrait faire l’objet d’un abaissement si le gouvernement ne parvient pas à mettre en œuvre ses réformes économiques et budgétaires. Elle doit donc s’engager davantage dans la réduction de son déficit : c’est le message principal de l’agence de notation.

Moody’s estime que les chiffres de la dette française continuent de se dégrader et que la France se situe parmi les pays notés Aaa « les plus faibles » dans ce domaine. L’agence met également en avant « les risques significatifs » auxquels le gouvernement français devra faire face pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits publics. « Ceux-ci pourraient encore se compliquer par le besoin de venir en aide à d’autres pays européens ou à son propre système bancaire », explique Moody’s dans un communiqué.

Les engagements de réduction du déficit public sont toutefois confirmés, à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% en 2013. Mais la Cour des comptes a estimé qu’à peine 10% de l’effort total qui doit permettre de ramener à zéro le déficit structurel de la France avait été accompli l’an passé. De son côté, le ministre des Finances français a « pris acte » de la décision de l’agence. Mais pour François Baroin, elle est liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

FTVi avec AFP et Reuters via france2.fr


Bonne nouvelle ! Cette photo de cœur n’a pas été prise par un photographe moustachu en hélicoptère et vous n’aurez donc pas à supporter ses explications soporifiques. Cette photo n’a d’ailleurs pas été prise sur Terre, mais sur Mars ! Pour découvrir 9 autres cœurs martiens vus de l’espace, c’est page suivante…

Pour la Saint-Valentin, nos copains du site EnjoySpace n’ont rien trouvé de mieux que de compiler les formations géologiques martiennes en forme de cœur prises par la sonde Mars Global Surveyor.

Ces diverses photos de cœur sont pour moi la preuve irréfutable de la présence d’une forme de vie sur la planète rouge. J’irais même plus loin ! Ces photos sont la preuve irréfutable de la présence d’amour dans l’univers. Bonne Saint-Valentin, mes E.T. [Enjoyspace]

 Crédit : NASA/JPL/Malin Space Science Systems via Gizmodo.fr


 Par ,
Samedi, alors qu’il faisait un froid de canard dans toute l’Europe, des milliers d’internautes 3.0 sont sortis dans la rue pour dénoncer le traité international Acta sur la contrefaçon. Pour ceux qui l’ignorent encore, l’application de l’Acta signifiera la fin de l’Internet tel que vous le connaissez aujourd’hui. Heureusement, quelques braves sont sortis de chez eux pour montrer leur refus de ce traité liberticide. En cette Saint-Valentin, je trouve sympa de leur offrir la galerie page suivante…

Tout d’abord, commençons par Lille où ils étaient un peu plus de 200 à se geler dans les rues. [merci Paul]

Selon la préfecture, ils étaient un bon millier à Paris [merci Matthieuson Flickr]

Encore à Paris… [Merci Valentin – Son site]

A Metz, ils étaient environ 200 à arpenter les rues. [Merci Hervétoutes les photos sur son site pro]

Voici quelques photos de la manif à Bordeaux [Merci Arthur]

Ils étaient une centaine devant la mairie de Marseille [Merci Basile]

source gizmodo.fr


Par ,

Alors que vendredi le site de la CIA était attaqué et rendu inaccessible, les Anonymous ont décidé de s’expliquer à ce sujet. Et pour cela, ils parlent dans une vidéo. Et c’est un véritable piège qui se referme sur la CIA.

Un « représentant » des Anonymous (si l’on peut dire qu’un rôle puisse exister par définition au sein des Ano), a fait part d’un manifeste expliquant l’attaque DDoS de vendredi ciblant le site de la CIA.

Voici ce qu’il dit dans la vidéo :

Citizens of the World,
We are Anonymous.
We are people. Just like you. We are not robots, we are not inhuman.
We are human. We are everyone.
That being said, We also have the capacity for the same errors of
 judgement and mistakes that everyone does.
We are committed to improving the lives of everyone on this planet by
 whatever means we deem necessary, because we feel that if we have to 
take action to right a wrong, its gone on entirely too long. If that
 is indeed the case, it has probably been ignored by the people who
 should’ve delt with it. Those people have much higher budgets and
 significantly larger resource pools, than what we have available. All 
we have is each other. For good or bad. Some use the Anonymous name
to try to « Profit! » off of it, some use it for nefarious reasons, and
 we’ve even seen some use it to try to get laid. Regardless of the 
reason its used, we are united under common goals, for the common
 good.
There are projects we are working on that cannot be discussed, as to
 do so would impact them negatively, and significantly. However, even
 those of us working for good, sometimes make very bad, rash, and 
ill-thought out decisions. Such is the case of one individual who
 shall remain anonymous. We will leave it at this.
To the CIA: We are sorry your website is down. It was not the
 intended purpose of our actions, however, in doing so we have created
 a way more significant amount of attention to a situation that goes 
unnoticed far too often. Six compromised servers containing child
pornography are activly DDOSing your webserver. We cannot stop this,
we have no access to them, due to the fact that the network link is 
entirely saturated and we cannot log back in. It will stop 41.6 days 
after the time it began. Your only choice is to act, and have them
taken offline, which should have already happened.
We are Anonymous. 
We are legion, 
We do not forgive,
 We do not forget.
You should have expected us…

Le site de la CIA n’est qu’un dommage collatéral

Dans la première partie, il décrit la philosophie première des Ano et tente de leur donner un visage humain pour mieux expliquer qu’ils peuvent se tromper parfois dans le choix de leur cible.

Mais c’est le dernier paragraphe qui doit retenir toute l’attention car il donne à la fois l’explication et la motivation qui ont abouti à cette attaque.

Il « regrette » (façon de dire qu’il ne s’agit que d’un dommage collatéral, un moyen même, et non de l’objet final de cette attaque) finalement que le serveur de la CIA soit down mais ajoute que cela a permis d’attirer l’attention sur un autre problème.

La pédophilie pour démontrer que le gouvernement US se trompe dans ses priorités

Et c’est la où le piège se referme. Les 6 serveurs qui ont été utilisés pour mener l’attaque DDoS sur le site de la CIA stockent des contenus pédophiles. Or, les Ano prétendent qu’ils n’ont plus moyen d’y accéder et de stopper les attaques DDoS et qu’elles sont programmées pour durer 41.6 jours. De de chose l’une, soit la CIA réussit à les stopper d’une manière ou d’une autre, ou soit elle fait fermer les serveurs.

Cette explication vient comme un second affront aux autorités américaines et à la CIA. Elle souligne aux yeux du monde entier que les Etats-Unis arrivent à faire fermer un site, MegaUpload pour ne pas le citer au bon plaisir des ayants-droit dans un autre pays, mais que dans le même temps, 6 serveurs situés sur le sol américain regorgeant de contenus pédophiles ne sont pas inquiétés. Dans les deux cas de figure les Ano sont gagnants. Si la CIA les fait fermer, elle agira en victime qui « obéit » aux menaces des Ano et si elle ne les fait pas fermer, elle se rend complice de ceux qui ont mis du contenu pédophile sur les six serveurs.

[Ano sur YouTube] via gizmodo.fr


Par ,

Aux Etats-Unis, lorsqu’on brigue un poste important, voire clef, au sein du gouvernement, le FBI y va de son enquête. Et Steven Paul Jobs n’a pas échappé à la règle. Le dossier apporte un nouvel éclairage sur le personnage.

Steve Jobs a co-fondé Apple avec Steve Wozniak. Mais mis à la porte de sa propre société par celui qu’il avait en partie lui-même embauché, John Sculley, il a alors créé la société NeXT.

Et c’est durant la période où il était PDG de NeXT qu’il a été pressenti pour entrer à la Maison Blanche en tant que conseiller durant l’administration George H.W. Bush en 1991, plus précisément au Conseil à l’Exportation (Export Council).

Voici pour le décor. Et maintenant les faits : le FBI avait monté un dossier de 191 pages sur Jobs. Tout y est : sa vie sentimentale ainsi que son attitude, son comportement et sa consommation de drogues ( de LSD notammentà durant sa jeunesse, choses que l’on retrouve en partie dans sa biographie. On découvre également qu’il a eu une fille hors mariage et qu’il l’a négligée durant longtemps. Tout son entourage (près de 40 personnes) a également été sondé avec des témoignages ne tarissant pas d’éloges tandis que d’autres décrivent un personnage plus obscur, voire manipulateur.

Reste qu’il n’est pas entré dans le gouvernement Bush. S’agissait-il du choix de Steve Jobs ou bien est-ce le résultat de cette enquête qui a dissuadé le gouvernement en place de lui confier ce poste ?

Pour consulter ce document de 191 pages, c’est ici (tant que les Ano ne le mettent pas down !)

[z6mag] via gizmodo.fr


C’est l’anecdote Facebook du jour. Mais comme ça se passe en Amérique, là où le pékin moyen est parfois aussi armé qu’un porte-avions et qu’il peut même avoir la gâchette facile, cela prend bien sûr une dimension quelque peu surréaliste. A moins que ce soit Facebook qui rende les gens un peu dingo.

calibre laptop Il flingue le portable de sa fille à bout portant parce quelle lui a manqué de respect sur Facebook

Tommy Jordan, un good ole guy de Caroline du Nord, Stetson vissé sur le crâne et calibre 45 au fond de la poche, a visiblement très mal vécu le fait que sa fille de 15 ans, Hannah, se répande en mots pas très gentils à l’égard de ses parents dans un long message posté sur Facebook, dont elle avait pourtant pris soin de limiter sa diffusion à un cercle très restreint d’amis.

Le gars Tommy, tout rouge de colère paternelle, a immédiatement pris les sanctions qui s’imposaient. Et les sanctions, dans ce cas, allaient donc passer par les armes : confiscation du laptop de la fifille chérie, puis tournage d’une longue vidéo où Tommy Jordan explique en long en large et surtout en travers le motif de son courroux. On le sent en effet très énervé, et on se dit qu’il ne valait mieux pas le croiser à ce moment-là ou venir lui faire le coup de la chaise qu’on retire. Et puis vient la scène surréaliste : à la fin de la vidéo, le cow-boy se lève tranquillement de son fauteuil, défouraille et… tire 8 balles dans le PC portable de sa fille.

En précisant que les balles coûtent 1 dollar pièce, et qu’elles seront ajoutées au débit d’Hannah, qui devra aussi les rembourser.

La vidéo a évidemment fait le tour des USA ce week-end puisque nous en sommes aujourd’hui à plus de 20 millions de vues, et l’Amérique s’enflamme : d’un côté ceux qui soutiennent le papa-flingueur au nom des valeurs éternelles, de l’autre ceux qui ont peur pour la fille, et demandent une visite express des services sociaux. Et entre les deux, ceux qui ont trouvé un nouveau sujet de rigolade, la palme revenant à ce commentaire plein de pertinence : « Au moins ce n’était pas un MacBook ».

Tommy s’explique aussi sur SA page Facebook, et se défend de devenir un héros de l’Amérique… Et je crois finalement que cette histoire n’est pas qu’un simple fait divers, mais qu’elle en dit long sur les relations que les gens entretiennent avec Facebook, et sur la façon dont le réseau social exacerbe certains sentiments, y compris familiaux. Un jour il faudra écrire un bouquin sur ce type d’histoires, car il y a déjà de la matière.

(source)


source: Daylimotion Par aAapro